REVIEW SANS SPOILER: Constantine, la première (et dernière ?) saison


18208La série DC Constantine vient de se terminer ce vendredi 13 février, ou du moins la première saison vient de se terminer. Je vous offre ici une review sans spoiler de cette première, et peut-être dernière saison.

La série est centrée sur le personnage de John Constantine, issu des comics Hellblazer, à l’origine publiées sous le label Vertigo de DC. L’intrigue de la série implique la Levée des Ténèbres qui, après 13 épisodes, reste toujours un peu confuse malheureusement. On ne sait en réalité toujours pas de quoi il s’agit concrètement mais on comprend tout de même qu’il s’agit de la multiplication d’évènements surnaturels. L’intrigue a mis un peu de temps à démarrer et on la pensait lancée à la mi-saison, mais celle-ci s’est à nouveau vite épuisée. Malgré une révélation de dernière minute à la toute fin de la finale, le suspense ne reste pas insoutenable à cause de l’incompréhension de l’intrigue. Une autre intrigue a démarré à la mi-saison : la Brujeria. A la fin de la saison, on sait plus ou moins ce qu’est la Brujeria mais le rapport concret entre la Brujeria et la Levée des Ténèbres reste vraiment confus, ce qui n’amène nulle précision à ce qu’est la Levée des Ténèbres non plus.

Le personnage principal de la série, John Constantine, est assez bien recherché et est magnifiquement interprété par Matt Ryan. L’interprétation de Ryan est en réalité une des choses qui a tiré la série vers le haut durant ces 13 épisodes. Car à côté de Ryan et du personnage de Constantine, les personnages secondaires ne semblent pas très approfondis et les performances des acteurs sont loin d’être inoubliables. On a eu droit à un épisode centré sur Chas mais à part cela, Chas et Zed sont la plupart du temps associés à de la décoration. Les producteurs auraient peut-être pu approfondir ce côté-la car on le sait, c’est parfois aussi les personnages secondaires et leurs relations avec le personnage principal qui font marcher une série, comme le démontrent par exemple Arrow ou The Flash.

Il faut aussi reconnaître le magnifique travail des producteurs exécutifs de la série, Daniel Cerone et David S. Goyer, sur l’ambiance créée pour la série. Visuellement parlant, l’ambiance sombre et parfois malsaine est très bien reproduite à l’écran, et musicalement parlant, la bande originale ne pourrait correspondre mieux au personnage et à l’ambiance de la série. Seul bémol : la cigarette. Il n’y aurait aucun problème de voir Constantine fumer à l’écran (comme dans les comics) si ce n’est que ça aurait été bien de le voir toute la saison. Les producteurs n’avaient pas eu l’autorisation de la chaine (NBC) pour faire fumer le personnage à l’écran et puis, tout d’un coup, sur les deux-trois derniers épisodes, on voit Constantine fumer toutes les deux scènes. Sans doute les producteurs ont eu l’accord tardivement, mais cela reste assez perturbant pour le téléspectateur de voir le personnage principal fumer d’un épisode à l’autre sans explication fournie.

En bref, il faut souligner la très belle réalisation au niveau de l’ambiance créée pour la série, tant visuellement que musicalement, et la magnifique interprétation de John Constantine par Matt Ryan. Malheureusement, la série souffre d’un non approfondissement de l’histoire pour les personnages secondaires et surtout d’un manque d’explications et d’avancement pour l’intrigue principale, ne nécessitant finalement pas le téléspectateur de regarder chaque épisode.

Le destin de Constantine reste encore incertain. Selon Daniel Cerone, NBC décidera en mai si la série obtiendra une deuxième saison ou sera annulée. Certaines rumeurs citent même un changement de chaine pour voir passer la série sur SyFy sous le titre Hellblazer. Il ne reste plus qu’à attendre pour savoir.


A propos de Timo Masson

Editeur-en-chef du site et producteur de la chaine, Timo vous donne rendez-vous chaque mois dans ses chroniques « L’Edito » et « Le Top 5 ». Sur la chaine, vous pouvez le retrouver dans l’intégralité des émissions, dont notamment « L’Hebdo des Comics » chaque dimanche

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