REVIEW SANS SPOILER: Powers, la première saison


powers-tv-show-bannerPowers est la toute première série originale du PlayStation Network, la plate-forme de téléchargement des consoles PlayStation de Sony, qui était également diffusée sur OCS Choc en France. La série se base sur les comics du même nom publiées par le label Icon Comics de Marvel, destiné aux créations indépendantes de l’univers Marvel.

Le monde de Powers est un monde dans lequel les personnes possédant des pouvoirs sont omniprésentes et très médiatisées. Le gros point positif de la série est ainsi ce monde qui nous change un peu des histoires de super-héros habituelles : on a en effet l’occasion de voir le point de vue des gens « normaux » sur ces personnes avec des pouvoirs ; les pouvoirs ne sont pas forcément utilisés pour le bien, ce qui donne une société très particulière et des criminels beaucoup plus dangereux ; cela donne aussi un aspect beaucoup plus psychologique au fait d’avoir des pouvoirs ou non, d’en vouloir quand on en a pas, de vouloir les récupérer quand on les a perdus, etc. Le hic est : ce point positif est-il vraiment à attribuer à la série ? Car cette perception du monde provient bel et bien des comics Powers et n’est en rien originale à la série.

En-dehors de l’univers décrit dans la série, peu de choses tiennent malheureusement la route dans cette série. L’intrigue est vraiment absente avant les derniers épisodes. C’est simple : on ne comprend qu’une fois le dernier épisode fini quelle était la vraie intrigue de la série. Celle-ci est également parsemée de scènes un peu longuettes ou inutiles qui empêchent l’immersion du téléspectateur dans la série.

Les personnages ne sont pas très attachants, ce qui est assez dommage. Dès qu’on aperçoit le personnage principal de la série, Christian Walker, dans le premier épisode, on a tendance à s’émouvoir pour lui et la perte de ses pouvoirs. Mais cela ne dure malheureusement qu’un épisode. Comment s’attacher donc aux personnages d’une série si le téléspectateur ne sait même pas s’attacher au personnage principal ? Et pourtant, l’acteur qui l’incarne, Sharlto Copley, est loin d’être nul. On a cependant vite tendance à ne pas y croire ou à avoir l’impression que les émotions sont surjouées, ce qui est assez dommage vu le talent de Copley.

Enfin, les effets visuels sont loin d’être exceptionnels et sont même parfois (sans vouloir être trop dur) nuls. On y croit pas, ça ne parait pas intégré dans le reste de l’image. Bref, on a du mal à croire que Sony ait vraiment voulu mettre le budget nécessaire pour bien réussir sa première série originale PlayStation.

Powers est donc une série qui n’est pas déplaisante à regarder, avec une histoire et un monde intéressants. Cependant, la série manque d’un scénario prenant et de personnages attachants et souffre d’un budget insuffisant en effets spéciaux. Bref, pas sûr que Sony ait réussi son coup pour une grande entrée dans le domaine des séries web et ce n’est pas demain qu’elle pourra concurrencer avec Amazon et, surtout, Netflix.

Powers n’a pas encore été renouvelée pour une seconde saison mais n’a pas encore été annulée pour autant. Etant donné le grand nombre de téléchargements de la série sur le PSN, on peut tout de même s’attendre à un renouvellement de la part de Sony.


A propos de Timo Masson

Editeur-en-chef du site et producteur de la chaine, Timo vous donne rendez-vous chaque mois dans ses chroniques « L’Edito » et « Le Top 5 ». Sur la chaine, vous pouvez le retrouver dans l’intégralité des émissions, dont notamment « L’Hebdo des Comics » chaque dimanche

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