REVIEW SANS SPOILER: Gotham, la première saison


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La première saison de Gotham, l’adaptation de la FOX de la mythologie Batman de DC Comics, s’est terminée ce mardi avec une finale tonitruante. La série se situe dans la ville fictive de Gotham et se déroule 12 ans avant l’émergence de Batman. On y suit James Gordon, alors inspecteur à l’époque, et son partenaire Harvey Bullock dans une ville rongée par le crime. Le crime est dirigé par deux grandes « familles » mafieuses et la série se centre ainsi surtout sur les origines des différents criminels, des moins connus mais tout de même récurrents tels que Scarecrow (l’Epouvantail), Dollmaker (le Taxidermiste) ou le Red Hood Gang, aux plus connus du grand public tels que Oswald Cobblepot, dit le Pingouin, ou Edward Nygma, dit Riddler (l’Homme-Mystère).

La série a un synopsis et un concept alléchants mais la série se résume souvent à une simple série policière. C’est surtout le cas dans le début de la saison, devant attendre quelques épisodes avant d’avoir des affaires durant plus longtemps qu’un épisode et amenant des cas un peu plus hors du commun.

Le gros problème de la série est sans doute son nombre de personnages, beaucoup trop imposant, qui nuit un peu à l’histoire. Certains personnages du cast principal, tels que Selina Kyle ou même Bruce Wayne (!) n’apparaissent ainsi parfois pas pendant plusieurs épisodes. Les intrigues secondaires mettent donc énormément de temps à être résolues.

L’intrigue principale est malheureusement très lente et on a du mal à voir où les scénaristes veulent en venir tout le long de la saison. Il faut tout de même souligner la qualité de la finale de la saison (« All Happy Families Are Alike »), qui surpasse de loin tous les autres épisodes de la saison. Le téléspectateur n’a pas le temps de souffler tant les rebondissements et surprises en tous genres s’enchaînent à la vitesse de l’éclair. C’est simple : toutes les intrigues se clôturent dans ce même épisode.

Malgré que la série soit centrée sur James Gordon, les personnages les plus intéressants de la série restent cependant les méchants tels que le Pingouin et Fish Mooney, ainsi que Bruce Wayne. Le téléspectateur n’arrive finalement pas à s’attacher à Gordon et ce, en partie à cause de l’absence de charisme de Ben McKenzie qui incarne le personnage. L’inverse est aussi vrai pour les méchants, auxquels on a plus tendance à s’attacher, notamment grâce au grand jeu d’acteur de Jada Pinkett-Smith (Fish Mooney) et Robin Lord Taylor (Oswald Cobblepot/Pingouin).

Le gros point positif de la série est le rendu visuel de l’univers sombre de la ville de Gotham, qui passe extrêmement bien à l’écran. Les personnages sont aussi tous assez sombres, à l’exception de Bruce Wayne, qui est la lueur d’espoir dans cette ville où il semble pleuvoir tout le temps.

En bref, Gotham a mis du temps à s’installer mais a réussi sa première saison, notamment grâce à une finale époustouflante. Le rendu visuel et l’interprétation des méchants font oublier un manque de charisme du personnage principal et une intrigue pas toujours très claire. Tandis que la série commençait doucement avec une affaire par épisode, on a pu agréablement découvrir des cas plus complexes et plus longs au fur et à mesure que la saison avançait.

Gotham reviendra pour une deuxième saison cet automne sur la FOX.


A propos de Timo Masson

Editeur-en-chef du site et producteur de la chaine, Timo vous donne rendez-vous chaque mois dans ses chroniques « L’Edito » et « Le Top 5 ». Sur la chaine, vous pouvez le retrouver dans l’intégralité des émissions, dont notamment « L’Hebdo des Comics » chaque dimanche

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