REVIEW SANS SPOILER: Jessica Jones, la première saison


Jessica Jones Review

Jessica Jones est la nouvelle série Netflix de l’Univers cinématographique Marvel, la deuxième d’un contrat de cinq séries comprenant notamment Daredevil, sortie plus tôt cette année. La série se centre ici sur le personnage de Jessica Jones, une détective privée possédant une force surhumaine. Celle-ci s’était auparavant essayée au super-héroïsme grâce à ses capacités mais a dû arrêter après un évènement tragique, la menant sur la voie d’un syndrome de stress post-traumatique.

L’intrigue principale de la série se centre sur cet aspect, une ex-super-héroïne qui se rapproche désormais plus de l’anti-héroïne, mettant ses services à prix et sombrant dans l’alcoolisme et les coups d’un soir. On comprend au fur et à mesure des épisodes l’ampleur que Kilgrave prend dans l’histoire et l’influence que celui-ci avait sur Jessica. Une histoire bien travaillée qui nous fait sans aucun doute regarder les épisodes trop vite. Car oui, quand l’histoire est aussi prenante, il est difficile de ne pas « binge-watcher » les 13 épisodes.

Les personnages sont vraiment tous travaillés en profondeur et on sent que Melissa Rosenberg, productrice de la série, y a mis un point d’honneur. Chacun a son histoire et ce n’est que petit à petit qu’on se rend compte qu’ils sont tous liés. Les personnages de Jessica Jones et Luke Cage sont véritablement passionnants, même la fin de saison nous donne envie d’en savoir plus sur Malcolm, le voisin drogué de Jessica. Quant au méchant de la série, quel autre mot pour le décrire que flippant, qualité principale que l’on demande pour un méchant charismatique.

David Tennant est parfait dans le rôle de Kilgrave, un homme obsédé par Jessica Jones, un rôle pour lequel l’ancien Doctor Who arrive à exprimer à la fois une folie certaine, une détresse et un charisme égoïste et manipulateur. En face de lui, Krysten Ritter démonte toutes les critiques dans le rôle de Jessica Jones, un rôle pourtant fort différent de ce qu’elle a l’habitude de jouer. Ritter montre au téléspectateur qu’elle peut incarner un personnage aussi compliqué, amenant à la fois un côté badass et un personnage traumatisé par des actions passées. La grosse surprise reste cependant Mike Colter, pour lequel on n’aurait sans doute pas pu rêver mieux dans le rôle de Luke Cage. Colter est tout simplement Luke Cage, comme s’il était sorti directement des pages des comics, amenant à la fois la puissance et la tendresse du personnage.

L’ambiance de la série est très sombre pour l’Univers cinématographique Marvel, ce qui ne sera pas pour déplaire aux fans avides de diversité de genres. Jessica Jones suit ainsi Daredevil dans ce genre d’ambiance bien noire mais avec un aspect différent. Alors que Daredevil se penchait plutôt sur la criminalité urbaine et les réseaux mafieux, Jessica Jones aborde des sujets bien plus sensibles tel que la manipulation mentale, la dépendance aux drogues dures et du sexe explicite.

Le côté visuel aide ainsi beaucoup à accentuer le côté noir de la série mais une belle touche personnelle de la série reste sa musique. Adoptant une ambiance et un générique un peu plus jazzy, Jessica Jones se crée vraiment sa propre identité.

En bref, Marvel a encore frappé très fort avec Jessica Jones. Cette nouvelle série est absolument à regarder si vous aimez les ambiances malsaines, les femmes badass et des acteurs qui nous font croire à leurs personnages. On a désormais plus qu’à croiser les doigts pour que la série puisse se bonifier encore plus en bénéficiant d’une deuxième saison.

Jessica Jones est actuellement disponible sur Netflix.


A propos de Timo Masson

Editeur-en-chef du site et producteur de la chaine, Timo vous donne rendez-vous chaque mois dans ses chroniques « L’Edito » et « Le Top 5 ». Sur la chaine, vous pouvez le retrouver dans l’intégralité des émissions, dont notamment « L’Hebdo des Comics » chaque dimanche

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