REVIEW SANS SPOILER: The Flash, la troisième saison


 Mon nom est Barry Allen et je suis l’homme le plus rapide au monde. Après mes déboires avec Zolomon, je suis retourné dans le passé pour sauver ma mère et tuer Reverse-Flash. Je me suis dit qu’avant de retourner à Central City, je ferais bien un crochet par ici, sur la Terre Prime, afin de découvrir ce que l’avenir me réserve.
En 1mn 45’’, je me suis rattrapé sur la troisième année de mes aventures que vous retrouvez chaque semaine dans The Flash et je dois avouer que j’ai un peu dérapé en changeant le passé. Une nouvelle ligne temporelle est née –Flashpoint– et ma vie, ainsi que celles de tous ceux qui m’entourent, s’est vue bouleversée par cet événement. Très vite, j’ai pris mes responsabilités en main afin de remettre de l’ordre dans l’Histoire mais ce ne fut pas sans conséquences. J’ai rapidement découvert que j’allais devoir affronter mes ennemis récurrents : l’honnêteté, la moralité et… un nouveau speedster, Savitar.
Dans l’ensemble, l’histoire file bien plus droit que celle des saisons précédentes. La structure générale du récit est cohérente et chaque arc narratif aura une incidence sur le récit ; ils ne se contentent pas juste de s’enchainer. L’intérêt d’une telle structure est la diminution d’épisodes fillers et l’existence d’un fil rouge écarlate sur tout le deuxième tiers de cette saison. Cependant, le cru 2016-2017 des aventures de Barry Allen s’avère moins palpitant et les véritables bouleversements sont plus émotionnels que significatifs.
Les débuts de cette saison étaient pourtant prometteurs et, même si le concept de Flashpoint tombe un peu à plat, il demeure le point de départ idéal de tout le récit à suivre. Dans le comics, les décisions de notre héros dans Flashpoint ont eu des répercussions désastreuses sur le monde. Ici, les changements sont plus subtils et se focalisent sur son entourage direct. Le gros point de confusion vient de ces voyages dans le temps. A force de jouer avec la mécanique temporelle, même Emmet Brown arracherait le reste de ses cheveux s’il se penchait sur les paradoxes que les allers-retour dans le passé ont engendré.
Les acteurs choisis pour incarner la Team Flash se distinguent tous par leurs interprétations et, alors que les scénaristes bâclent parfois -souvent ?- les origin stories des ennemis de Barry, ils prennent le temps de nous faire vivre la lente ascension et d’explorer les conflits intérieurs des héros que deviendront Cisco Ramon, Wally West ou encore Caitlin Snow. Tom Cavanagh jongle  si bien avec ses incarnations interdimensionnelles de Wells que l’on prend du plaisir à le détester. Peu de nouveaux personnages, si ce n’est l’intégration de Malfoy et la Pierre Philosophale Tom Felton au casting de la série. Kid Flash (Keiynan Lonsdale) reste, selon moi, le moins crédible et tâtonne encore dans son rôle de sidekick.
D’un point de vue technique, les équipes de post-production se sont surpassées et les effets spéciaux démentiels rivalisent de qualité avec les cinématiques de jeux tels qu’Injustice. Certaines scènes de corps à corps sont haletantes et l’utilisation du slow-motion est tout particulièrement soignée. Les thèmes musicaux valent le détour (celui de la speed force, tout particulièrement) et les amoureux de High School Musical seront ravis d’entendre Grant Gustin pousser la chansonnette avec Supergirl dans un épisode mièvre et sans grand intérêt.
Pour conclure, j’aimerais préciser qu’après Batman, Flash peut se targuer d’être le héros avec la plus grande galerie de super-vilains. Dès lors, il est regrettable de le voir se frotter à nouveau à « un speedster qui trace plus vite que lui et dont les actions vont remettre en question son statut de superhéros et sa capacité à se surpasser ». Evidemment, tous ses ennemis ne méritent pas d’être la grande menace d’une saison entière et certains comme Grodd ou Pied Pipper ont bénéficié de très bons épisodes mais les scénaristes semblent épuiser toutes les ressources que peuvent leur offrir notre héros. Sur trois saisons, une trentaines d’ennemis se sont succédés et moins du tiers se sont distingués. Je reste cependant optimiste, le final de la saison tease le prochain grand vilain et, remercions Hermès, il ne s’agira pas d’un marathonien divin mais bien d’un certain Clifford DeVoe aka The Thinker.
 
Cette saison ne répond toujours pas à une question qui m’obsède depuis des années : qui s’occupe des gens qu’on enferme à S.T.A.R. Labs ? Qui les nourris ? Comment font-ils caca ? Ont-ils Netflix ?
Quoi qu’il en soit, retrouvez les reviews, news et teasers des futures aventures de Barry sur l’Univers des Comics. On se revoit en septembre prochain sur la CW de la Terre Prime pour la saison quatre !

A propos de Ishu

Ishu est un des auteurs de L’Univers des Comics, retrouvez-le chaque mois dans sa chronique « Crisis of Infinite Reboots »

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