REVIEW SANS SPOILER: Outcast, la deuxième saison


La saison 2 de Outcast est maintenant terminée ; il est temps de passer à sa review.

Au niveau des protagonistes de l’histoire, rien a changé : on a toujours Kyle Barnes, sa fille Amber, le révérend Anderson, Megan Holter (la sœur de Kyle), le chef Giles, Kate et Sidney. Ces personnages restent dans l’histoire les personnages principaux.

La saison 2 continue parfaitement dans la logique et le rythme de la saison précédente. On aurait pu penser à un peu plus de dynamisme mais malheureusement Robert Kirkman en a décidé autrement.

L’histoire tourne toujours autour de Kyle Barnes et de sa famille. Le révérend s’endurcit de plus en plus tandis que Megan se bat contre son démon. Sidney fait de nouvelles révélations et prend sous son aile lugubre un nouveau possédé tandis que le chef Giles rencontre des soucis d’ordre professionnel et personnel.

La saison 2 est une pâle copie de la saison 1 au niveau des rebondissements et du dynamisme des épisodes. On en revient donc au même schéma de narration et de réalisation que la première saison : c’est à dire un début de saison qui pose le rôle des personnages pour la nouvelle saison (mais aussi des nouveaux – dont un tout particulièrement : un jeune acteur qui tournera en binôme avec Sidney). Il faut attendre l’épisode six « Fireflies » voire sept «  Alone When It Comes » pour accrocher de nouveau à la série.

C’est un défaut que R. Kirkman aurait pu nous éviter s’il avait décidé de rester sur la dynamique de fin de la première saison.

Résultat, on perd la fluidité qui s’était installée dans les épisodes neuf et dix de la saison 1. On a donc du mal à se remettre dans l’histoire puisque les épisodes sont entre-coupés de longues pauses de suspense où le réalisateur joue avec les plans de caméra et les ambiances du scénario.

En parlant des plans de caméra, certains sont parfois mal choisis. On peut noter que cette saison, la post-production s’est essayée à un nouveau format de cadrage qui n’ajoute rien à l’histoire ; ni aux personnages. Le plan enferme les acteurs sur un coin de l’écran et n’ajoute rien de plus à l’ambiance et aux tensions des épisodes de la saison : au contraire, cela enferme l’attention du téléspectateur sur un coin de l’écran.

Au niveau de l’ambiance en revanche, Outcast peut présenter des moments très intéressants comme des moments où on peut décrocher très rapidement.

Comme pour la première saison, il faut s’accrocher jusqu’à l’épisode six et sept pour entrer finalement dans le scénario et être captivé par les rebondissements ; et il y en a.

Sur la fin de la saison, on pourra également noter une influence de la série Supernatural tant au niveau de la réalisation que dans le scénario. Donc, pour les fans des frères Winchester, restez patients, ça pourrait valoir le coup.

On peut également noter une très forte influence de DC dans le personnage de Dr. Park (Hoon Lee) : il ressemble à Hugo Strange.

Concernant les jeux d’acteur, le révérend (Philip Glenister) est monté en puissance et devient de plus en plus intéressant. Kyle Barnes (Patrick Fugit), sa fille (Madeleine McGraw) et son ex-femme (Kate Lyn Sheil) sont restés sur le même rythme : on ne note pas une quelconque évolution. Le niveau de jeu du chef Giles, en revanche, a perdu en crédibilité et le personnage n’apporte plus rien à la série.

En revanche, j’ai une mention spéciale pour l’acteur qui donnera souvant la réplique à Sidney dans cette saison : il a été étonnant et bluffant en comparaison au reste des acteurs mais aussi par son jeune âge.

Pour finir, cette saison 2 est une copie conforme de la précédente – mais sans les flash-backs. On peut également penser que les scénaristes ont essayé d’enrichir l’univers d’Outcast en s’inspirant d’éléments d’autres séries qui ont fonctionné pour maintenir l’audience.

Si la saison 1 vous a plu, la nouvelle saison d’Outcast ne vous posera pas de problème et vous pourrez remplir vos soirées d’horreur-suspense en la regardant. Néanmoins, si vous n’avez pas tenu la distance en regardant la saison 1, mon conseil est de visionner d’une traite les cinq premiers épisodes (sans vous endormir entre deux plans ratés) pour passer vite dans le vif du sujet.

Dans le cas éventuel où Cinemax commande et confirme une saison 3 (et cela est fort possible à la vue sur comment se termine la saison 2), espérons que Kirkman ne récidive pas sur une réalisation en deux temps et que la prochaine saison soit moins ennuyeuse à regarder.


A propos de Umberto Lopes

L’un des éditeurs à la tête de l’équipe française, Umberto vous donne rendez-vous chaque mois dans sa chronique, « Costume Corner »

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