LES TRÉSORS DU COMICS: Kick-Ass


Venez donc, les amis, venez vous plonger dans la nouvelle chronique d’UDC.com : Les Trésors du Comics ! J’ai un coffre avec moi et une envie de lecture, alors que diriez-vous de le fouiller un peu pour savoir ce que le merveilleux océan de couleurs que forme le monde du comics nous a offert ? N’êtes-vous donc pas curieux ? Ne voulez-vous pas connaitre ces incontournables et leurs auteurs ? Mais si ! Allez, prêt pour ce voyage ? Je cache mes yeux et je pioche, attention… Et le mois de septembre sera pour… Kick-Ass !

Kick-Ass, un trésor ? Bien sûr ! Et sur tant de points ! Pour ceux qui ne connaissent ni de loin ni de près, voici l’intrigue : Dave Lizewski, adolescent sans charme et vivant pleinement l’horreur de la puberté, décide un jour d’enfiler son costume de plongeur et de combattre le crime dans les rues à la façon des comics qu’il aime tant lire. Une très mauvaise idée qui demande d’être un peu dérangé. Dès la première nuit, il se fait massacrer. Son superpouvoir ? S’en sortir avec tellement de métal dans le corps qu’il en encaisse mieux les coups. Ses acolytes ? Un père et sa fille déjantée, et surtout beaucoup plus douée que lui dans le domaine. Voilà qui ne fait pas vraiment un beau tableau.

Avec Kick-Ass, Mark Millar nous fait découvrir un monde proche du nôtre mais sous un angle cru. Il nous offre sa réponse à la question : qu’arriverait-il si n’importe qui pouvait devenir un super-héros ? Eh bien, ce n’est pas une mince affaire. Imaginez-vous donc un jour quitter votre confort pour vous battre pour les autres, quitte à vous en faire briser les doigts, le crâne, les jambes ou, pire, la nuque. Imaginez le caissier ou la bouchère que vous croisiez lors de vos courses échanger leur sourire contre un masque et faire de leur nuit des bains de sang et de peur pour protéger les innocents, ou juste plus égoïstement pour le plaisir de se faire pointer du doigt avec admiration. Terminé, les millionnaires ou les extraterrestres, ici, n’importe qui peut prendre la cape, mais le prix reste le même, si ce n’est qu’on ne peut les ressusciter indéfiniment. Heureusement, malgré une bonne dose de noirceur, les auteurs explorent cet univers avec un humour qui fait parfois froncer le nez, comme rire de bon cœur. Certains personnages sont attachants, d’autres peuvent vous laisser avec un goût amer, mais tous sont traités avec un certain réalisme et une franchise pleine de charme.

Voilà pour l’histoire, voilà pour le ton. Mais pour vraiment saisir ce qui fait l’originalité d’une œuvre, il faut pouvoir se pencher sur ses auteurs. Commençons donc par Mark Millar, un pilier du monde du comics, et dont vous n’êtes pas près de cesser d’entendre parler ! Écossais de naissance et plus que reconnu dans son domaine, il est difficile de se vanter d’être un lecteur de comics sans jamais avoir ouvert un des siens. Civil War, Wanted, Old Man Logan ou encore The Secret Service (sur lequel se basent les films Kingsman), que des ouvrages devenus classiques grâce à leur originalité. Pour résumer : c’est un génie. Pourquoi ? Simplement parce qu’il a le don de s’approprier les univers et les personnages qu’il se voit confier, et ne se limite jamais pour ce qui est de les creuser en profondeur. Bien sûr, comme toute touche personnelle, elle en devient rapidement reconnaissable. Probablement, si vous avez l’œil, pourrez-vous rapidement dire « ah, ça c’est du Mark Millar tout craché », sans avoir à regarder une seule fois le nom de l’auteur. Mais c’est bien là ce qui en fait une valeur sure, et, si vous aimez l’une de ses œuvres, vous les aimerez surement presque toutes. D’ailleurs, en parlant du loup, Dans les Coulisses s’est récemment penchée sur lui, raison de plus de le (re)découvrir !

Passons à maintenant à John Romita Junior, ou John Salvatore Romita hors couverture. De souche new-yorkaise, il est la patte à laquelle Kick-Ass doit son visage de petit adolescent boutonneux. Sauveur de The Invincible Iron Man lorsque celui-ci était au plus bas, il a connu de nombreux autres héros, tels que Wolverine, Thor, Punisher, Spider-Man, Daredevil, et cetera, et cetera. Ce qui rend son style unique ? Sa flexibilité. Pour un dessinateur, être capable de varier le caractère de son trait selon l’univers qu’il représente sans en devenir classique est un vrai défi, et ce cher John s’y attèle bien. Maintenant, utilisez donc un peu vos yeux sur ces quelques œuvres, illustrant bien plus parfaitement ses talents :


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Allez, on a fait le tour, non ? Je ne sais pas pour vous, mais moi je suis plutôt convaincue et je vais les relire de ce pas. Tiens, ne serait-ce pas le son de la révolution qui se dégage de ce coffre ? Oups… Je suppose qu’on verra ça le mois prochain.

Laisser un commentaire