LES WEBCHRONIQUES DES WEBCOMICS: Aikonia


Salut à tous ! Aujourd’hui voici enfin le premier vrai numéro de la saison des Webchroniques des Webcomics, oui souvenez-vous le numéro précédent reprenait brièvement les anciens webcomics que j’ai abordé en y apportant les éléments nouveaux. Pour ce mois-ci je vais vous présenter un webcomic qui a commencé sa publication le 24 décembre 2014, il s’agit d’Aikonia.

Aikonia est à la base un projet de jeu-vidéo. Ce jeu est toujours en développement, même si on a très peu de nouvelles, et est développé par MADSOFT Games. Cette petite société a déjà sorti quelques jeux sur téléphones. Néanmoins pendant que ce projet avance le webcomic est quant à lui publié. Il s’agit d’un prologue de l’histoire du jeu. Cette idée est très bonne mais reste à voir si elle est bien exploitée.

Passons maintenant à l’équipe derrière le webcomic. A l’écriture on retrouve Corina Dransutavicius, elle écrit pour MADSOFT Games depuis 2011. Ira Gladkova s’occupe des dessins et Karina Weber met les couleurs dessus. Néanmoins au début du webcomic c’est Katie Tiedrich qui était aux dessins.

Parlons de l’histoire, celle-ci est un peu chaotique. On a du mal à savoir où elle se dirige et c’est quelques fois déstabilisant. Elle se découpe en deux parties pour le moment:

  • la première partie se concentre sur la magie, elle est même exclusivement sur la magie. L’action se déroule dans une académie et seulement dans celle-ci, mis à part sur deux-trois planches à la fin. Cette partie est donc beaucoup moins intéressante que la deuxième. Elle sert à poser les bases d’un univers, ce qui est une bonne idée de base mais c’est mal raconté et ça traine en longueur, un seul chapitre aurait été amplement suffisant. Et puis pour le moment je n’en vois toujours pas l’utilité, j’expliquerai pourquoi après.
  • la deuxième partie se déroule quelques années après et on y suit les aventures d’un petit groupe d’aventuriers guidé par une jeune fille du nom de Katherine Farrel, qui est sans aucun doute l’héroïne de l’histoire. Ces aventuriers sont à la recherche d’une bibliothèque dans une vieille ville, mais cette recherche les guidera peu à peu vers Magika (le monde magique) qui a été détruit quelques années auparavant lors de la première partie. L’intérêt de la première partie prend donc tout son sens mais cela aurait été mieux de ne pas présenter Magika et de laisser le mystère autour de ce monde, mais bon qui suis-je pour juger ce choix scénaristique ?

Pour résumer la première partie est pas très bien réussie mais la deuxième relance le webcomic et nous donne une aventure plus légère. J’ai quand même un reproche à faire, c’est que ça reste toujours un peu chaotique, même si ça s’améliore avec le temps.

Les dessins sont simplistes et pas très accrocheurs mais depuis le changement de dessinateur il y a une légère évolution et cela rend l’histoire plus plaisante à lire.

Aikonia n’est pas THE webcomic à lire, mais pour peu que cela s’améliore dans un futur proche, il faut garder un œil sur celui-ci car il a quand même un très grand potentiel. On y ressent le manque d’expérience mais faites-vous votre propre avis dans tous les cas en le lisant.

Que vous aimiez ou que vous n’aimiez pas, je vous retrouve quand même le mois prochain pour un nouveau numéro portant sur des vilains. A plus !

P.S.: si vous voulez prolonger votre aventure dans ce monde, une sorte de journal intime d’une personne vivant dans ce monde est publié depuis peu, on peut y trouver un bon intérêt étant donné qu’il est sympathique et donne plus de background à l’histoire.

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