REVIEW SANS SPOILER: Van Helsing, la deuxième saison


Alors que l’année 2018 entame son mois de janvier emprunt des espérances que chaque nouvelle année porte en son sein, c’est malheureusement aussi l’heure pour la seconde saison de Van Helsing de tirer sa révérence.

Avec un épisode final haut en couleur paru il y a une semaine, cette saison prit sa place dans l’univers de la série en se différenciant énormément de la première saison, adoptant son propre rythme, ses propres aspirations. La saison 1 avait pour objectif de présenter l’univers de la série, de bien faire comprendre aux spectateurs que le monde dans lequel les personnages évoluaient avait basculé après un événement catastrophique : l’éveil de la nation vampire. On nous introduisait les héros (humains) ainsi que les principaux méchants (vampires). On avait assez peu de réponses quant au pourquoi de ce cataclysme, et comment le héros principal Vanessa y était relié.

Commencée il y a trois mois, cette seconde saison a vu plus de retournements de situation, d’évolutions de personnage que l’on pensait tout d’abord assez peu complexes. Le personnage de Vanessa a gagné en profondeur grâce aux diverses révélations sur elle et sa famille que l’on a pu découvrir, mais elle a surtout gagné en bestialité, contrôlant de mieux en mieux ses pouvoirs et les utilisant pour protéger sa fille Dylan. Des personnages que l’on croyait disparus refont surface, des changements d’allégeance se font, des nouveaux personnages apparaissent et prennent rapidement leurs places dans l’univers de la série. On peut dire que cette saison chamboule les perceptions du bien et du mal parmi les personnages : tout n’est pas blanc ou noir, les amitiés se font et se défont, les alliés deviennent des ennemis et inversement. C’est une voie intéressante que prend la série dans le développement des personnages : dans un monde en ruine, les certitudes n’existent plus.

Au niveau de l’ambiance, cette saison continue sa descente dans le sombre et le terrifiant, un peu comme si la série avait mûri entre les deux saisons, devenant plus sérieuse. Non pas que la saison 1 était plus humoristique, mais on avait des moments un peu plus légers, notamment les moments entre Sam et Mohamad, ou encore lorsque Flesh (redevenu humain) parlait de son passé et de ce que cela faisait d’être vampire. On avait une certaines compassion pour les personnages. Cette saison 2 est plus brutale, plus violente, avec plus de combats. Un vrai monde impitoyable en somme. Et l’ambiance sonore aide bien à installer cet effet, avec une bande son assez discrète mais qui arrive à bien appuyer l’importance de certaines scènes.

Enfin, au niveau du background mythologique de la série, cette saison 2 a amené plus de clins d’œil et de liens avec l’oeuvre de Bram Stoker que la saison précédente : des personnages font leur apparition, et les fans de l’univers de Stoker peuvent voir assez facilement leur lien avec l’histoire tel que l’auteur l’a racontée. C’est bien amené, c’est simple et pas grossier. Bref c’est une réussite pour les développeurs de la série, offrant une ambiance digne de l’univers de Dracula dans cette deuxième saison.

Le point négatif qui pourrait être fait est que la plupart des épisodes ont un peu le même déroulement, avec un départ assez lent et une fin en cliffhanger. Mais c’est réellement un défaut assez minime qui s’efface devant le franc succès de la série. Il y a peu, la nouvelle tombée: la série sera renouvelée pour une troisième saison. Et aux vu des résultats d’audimat et des retours positifs, cette décision est parfaitement logique, ravissant les fans de la série.


A propos de Max Chauvineau

L'un des deux éditeurs à la tête de l'équipe française de L'Univers des Comics, Max vous donne rendez-vous chaque mois dans sa chronique, "Le Divan des Héros"

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