« Daybreak » : une fusion de plusieurs genres (REVIEW SANS SPOILER)


Quand tu chill au soleil après l’école !

Bonjour à toutes et à tous, héros de tout poil et survivant de l’apocalypse. Oui, aujourd’hui, nous allons parler d’une série d’apocalypse et de zombie qui est sortie depuis peu sur Netflix : Daybreak. Mais bon, c’est encore une énième série qui veut surfer sur la vague apocalyptique non ? Et bien, oui et non, car Daybreak arrive tout de même à être originale.

Ce qui est cool avec cette série c’est qu’elle est ancrée dans l’époque : les références à la pop culture sont pléthore, les punchlines des personnages sont elles aussi parfois piquées à des films cultes, et on a notre lot de vannes bien débiles ou bien senties pour agrémenter le tout. C’est une teen-serie qui se veut l’héritière de The Walking Dead et Mad Max, le tout arrangé à la sauce Shawn of the Dead.

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Les personnages sont des archétypes des survivants post-apocalypse : le héros solitaire, celui à la recherche de rédemption, etc. Cependant, même si les personnages ne se séparent pas des codes des « survival movies », ce qui est satisfaisant c’est que quasiment tous les personnages qui ont réellement du temps à l’écran, principaux et secondaires, ont le droit à une « origin story » qui nous permet de mieux cerner qui ils étaient et comment ils sont devenus ce qu’ils sont aujourd’hui. Et ça, c’est très satisfaisant car ce n’est pas toujours le cas dans ce genre de série ou de film !

Au niveau de l’ambiance, on a beaucoup de soin apporté aux décors et aux ambiances des lieux, pour retranscrire une atmosphère d’après cataclysme. La lumière est très présente, on a d’ailleurs assez peu de scène de nuit ou sombre. Tout les bâtiments sont délabrés, condamnés, au bord de l’écroulement, sauf les lieux investis par les clans. On a donc une notion de maintien fait par les survivants, même si on ne les voit pas entretenir leur tanière. Certains endroits sont tellement « normaux » que si on avait pas vu ce qu’il se passait dehors, on aura pu penser qu’il n’y avait pas eu d’apocalypse.

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Les scènes et les plans sont assez bien travaillé, pour nous donner presque envie de rejoindre nos héros dans cette apocalypse, avec des travellings aériens, des plans séquences cultes et des séquences de flashbacks assez bien tournées.

L’ambiance musicale est rythmée par une bande son s’inspirant de tous les styles musicaux, mais globalement portée par des titres iconiques de la pop culture (California Love de 2pac et Dr Dre par exemple), donnant des scènes d’action iconiques et inoubliables. On a peu de musique instrumentale créée pour la série, mais les scènes se suffisent à elles-mêmes sans fond musical.

L’histoire n’est pas non plus originale, mais elle se permet des digressions qui permettent au spectateur de ne pas se lasser trop vite et de rester accroché à l’intrigue, qui est toute de même assez simple. Les enjeux ne sont pas de taille, cependant ils sont croissants au fur et à mesure des épisodes.

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Au delà de ça, les thèmes de réflexion qui sont posés ici sont assez intéressants : l’histoire se centre bien évidemment sur la transition entre l’enfance et l’âge adulte, qui est ici forcée car tous les adultes disparaissent où sont transformés en monstre. Mais la série aborde également le thème du deuil, du sens de la famille et de l’amitié, de notre vision au monde, de la vraie essence de l’honneur, des faux-semblants et de notre vision à autrui.

Au final, Daybreak ne se revendique pas anti-conformiste du genre ou novatrice, mais essaye d’aborder le genre « apocalyspe & zombie » d’une façon différente, plus teenager et plus décalée, tout en gardant une trame de fond sérieuse. C’est un essai de fusion de plusieurs genres, qui a ce pouvoir de plaire totalement ou absolument pas. Il est sur que le raz-de-marée des références à la pop culture aide clairement à rendre la série intéressante, mais suffisamment pour se perpétuer plusieurs saisons ? La question est légitime.

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Allez vous faire votre propre avis sur la série Daybreak,a actuellement disponible sur Netflix.


A propos de Max Chauvineau

L'un des deux éditeurs à la tête de l'équipe française de L'Univers des Comics, Max vous donne rendez-vous chaque mois dans sa chronique, "Le Divan des Héros"

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