« I Am Not Okay with This » : un savant mélange de drame, de fantastique et de comédie (REVIEW SANS SPOILER)


Dans la famille des séries rétro vintage légèrement décalées, je demande la petite dernière, I Am Not Okay With This, disponible depuis le 26 février dernier sur Netflix, et qui n’a pas fini de régaler les binge-watchers.

Librement inspirée du roman graphique de Charles Forsman et réalisée par Jonathan Entwistle, auxquels on doit The End of The F***ing World, puis produite par les équipes à l’origine du succès de Stranger Things, cette nouvelle série sci-fi estampillée teenager risque bien de signer un des premiers gros succès de l’année 2020 pour la plateforme de vidéo en streaming.

L’histoire est pourtant simple. On suit les tribulations de Sydney Novak (Sophia Lillis), une adolescente de 17 ans au style plutôt androgyne, mal dans sa peau, laquelle doit composer avec une famille déstabilisée par la disparition tragique de la figure paternelle, une vie sociale pour le moins décousue dans un lycée de province, et les premiers questionnements autour de son orientation sexuelle. Dans ce contexte, la jeune fille se voit proposer par la psychologue scolaire de rédiger un journal intime dans le but de canaliser ses crises de colère, lesquelles lui font régulièrement perdre tous ses moyens. Des emportements qui se révèleront peu à peu être plus que de simples accès de colère. C’est d’ailleurs ce même journal qui sert de voix off tout au long de la série.

Constituée de sept épisodes d’environ 20 minutes chacun, la série adopte un rythme relativement soutenu en dépit de l’atmosphère particulièrement figée et surannée de la petite ville de Pennsylvanie où est sensé résider notre héroïne.

Savant mélange de drame, de fantastique et de comédie, I Am Not Okay With This se trouve portée par un excellent casting, notamment composé de Sophia Lillis, dont on a déjà pu admirer le talent dans le film d’horreur It, et qui porte véritablement la série ; Wyatt Oleff, lequel interprète avec brio le rôle de Stanley Barber, voisin et prétendant de Sydney, un chouia « has been » mais tellement drôle ; Sofia Bryant, qui incarne Dina, une des filles les plus populaires du lycée et meilleure amie de Sydney ; et enfin Kathleen Rose Perkins, que l’on retrouve dans la peau de Maggie Novak, la mère de Sydney. Tous nous proposent à leurs manières des personnages à la fois drôles, touchants, sincères et attachants, que l’on a finalement plaisir à suivre et à voir évoluer.

Certes, la série reprend une esthétique rétro eighties qui n’est évidemment pas sans nous rappeler les codes visuels développés par ces deux aînées à succès citées précédemment, mais la qualité des images due à une photographie impeccable et les choix musicaux tous aussi judicieux qui viennent illustrer le récit n’en rendent le visionnage que plus plaisant et agréable.

Seul (petit) bémol, si tant est que l’on puisse en trouver un, le cliffhanger final décidé par le réalisateur Jonathan Entwistle pour clôturer cette première saison qui, d’une part, laisse le téléspectateur un peu sur sa faim, et d’autre part, donne matière à espérer que Netflix signera rapidement pour une seconde saison !

Pour résumer, on ne change pas une équipe qui gagne. La dernière série Netflix surfe clairement sur le succès d’adaptation des comics de Charles Forsman, mais si l’on a apprécié l’humour désuet de The End of The F***ing World et le côté fantastique de Stranger Things, alors I Am Not Okay With This devrait se laisser gentiment regarder !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.