Que l’univers X-Men nous a-t-il appris ?


Le 26 août dernier sortait The New Mutants et par la même occasion se clôturait l’univers X-Men. Long de 13 films en 20 ans, cet univers a eu ses hauts et ses bas et reste le tout premier univers partagé adapté de comics au cinéma. Avec maintenant la possibilité de regarder cet univers dans son ensemble, il est intéressant de tirer des leçons de celui-ci. Dès lors, qu’a-t-on appris de l’univers X-Men ?


Tout tourne autour de Wolverine


Et oui ! S’il y a bien un mutant qui a été mis en avant bien plus que les autres dans cet univers X-Men, c’est notre cher Logan alias Wolverine !

Apparu dès le premier film, Wolverine, interprété par Hugh Jackman, se retrouve directement sur les devants de la scène. Wolverine fera ainsi partie des personnages principaux dans X-Men, X2 et X-Men: The Last Stand avant de revenir dans X-Men: Days of Future Past. Et même quand il n’est pas un personnage principal, Wolverine s’arrange pour faire un cameo, comme ce fut le cas dans X-Men: First Class et X-Men: Apocalypse.

Wolverine est aussi le seul personnage, avec Deadpool, à avoir eu droit à un film solo. Wolvie en a même eu trois ! Belle particularité : les trois films de Wolverine sont situés dans trois périodes différentes ! Alors que X-Men Origins: Wolverine se situe dans un passé commun aux deux réalités, The Wolverine se situe dans l’ancienne réalité et Logan dans la nouvelle.


Globalement le même line-up de personnages au fil des films


A côté de Wolverine, on pourrait croire qu’en 7 films X-Men on aurait pu voir un nombre incalculable de mutants différents. Ce n’est pas vraiment le cas.

Certes, si les films introduisent à chaque fois des nouveaux mutants, ce sont globalement les mêmes qui sont à chaque fois mis en avant. On retrouve ainsi les habituels Cyclops, Jean Grey, Beast, Mystique et bien sûr Professor X et Magneto dans quasiment chacun des 7 films. Et même lors d’un changement de réalité, ces personnages subsistent et changent d’acteur. C’est ainsi que nous avons pu voir James McAvoy remplacer Patrick Stewart ou encore Michael Fassbender remplacer Ian McKellen.

Nous nous retrouvons donc avec globalement le même cast principal à chaque aventure. Même des personnages majeurs dans les comics comme Iceman, Angel, Colossus, Nightcrawler, Kitty Pryde ou même Rogue se retrouvent cantonnés à des rôles secondaires sans jamais prendre le lead. Dommage !


Une timeline compliquée


Nous en avons brièvement parlé plus haut, l’univers X-Men possède différentes réalités ou timelines (lignes du temps).

Débuté avec une trilogie située à notre époque (X-Men, X2, X-Men: The Last Stand), l’univers a ensuite exploré le passé de Wolverine dans un préquelle (X-Men Origins: Wolverine) puis la genèse des X-Men dans X-Men: First Class. Tout changea ensuite avec X-Men: Days of Future Past, qui impliquait un voyage dans le temps et servait ainsi de suite à la fois à The Last Stand et First Class. A la suite de son voyage dans les années 70, Wolverine change toute la réalité et efface ainsi l’ancienne dans laquelle se situait la trilogie initiale.

Les films suivant Days of Future Past se situent alors dans une nouvelle réalité, mais continuent dans le passé, voyant X-Men: Apocalypse dans les années 80 et Dark Phoenix dans les années 90, ce qui entraine alors quelques incohérences avec l’ancienne réalité ou des changements de certains personnages à l’opposé de ce qu’ils étaient dans l’autre timeline, à l’image de Mystique, exemple le plus frappant.

Enfin, depuis l’instauration de la nouvelle réalité, d’autres films solo avaient vu le jour, tels que Logan, Deadpool ou même le tout récent The New Mutants mais ceux-ci s’avèrent n’avoir quasiment aucun lien avec les films de la franchise X-Men, bien que dans le même univers, rendant un ordre de visionnage cohérent de cet univers assez compliqué à réaliser. Fort heureusement, L’Univers des Comics vous a dépatouillé tout ça et vous propose son propre ordre de visionnage !


Quelques leçons sur les réalisateurs


En 13 films, quelques réalisateurs sont passés à la tête des épisodes de cette franchise.

Le plus présent fut sans aucun doute Bryan Singer, dont la franchise sera au final un très bel exemple de l’inconstance de sa qualité de réalisateur d’un film à l’autre, inconstance qui peut d’ailleurs être appliquée à sa carrière en général, allant d’un Superman Returns plus qu’oubliante à Bohemian Rhapsody, encensé par les critiques. Du côté des X-Men, Singer a réalisé 4 films aux qualités variables. Autant le premier X-Men était assez bon, autant le X2 qui a suivi n’était pas à la hauteur. Puis, Singer revient avec un excellentissime X-Men: Days of Future Past avant de sortir un X-Men: Apocalypse proche du navet.

En parlant de légumes, Dark Phoenix, qui ne conclut certainement pas la franchise à merveille, est la preuve qu’offrir un blockbuster à Simon Kinberg en tant que premier film à la réalisation n’était sans doute pas la meilleure des idées de la part de la FOX, qui nous offre du coup un film à la réalisation hasardeuse.

De l’autre côté de la palette de qualité, on regrette que Matthew Vaughn ait respecté sa règle de « jamais réaliser de suite » en se tenant uniquement à la réalisation de X-Men: First Class, sans doute l’un des meilleurs films de la saga. Derrière ses grands principes, Vaughn brisera finalement sa propre règle quelques années plus tard avec la franchise Kingsman.


Les super-héros sont toujours à la mode


La plus belle des leçons que l’on peut tirer de cet univers X-Men est certainement celle-ci : les super-héros ont toujours la cote après 20 ans.

Qui aurait pu imaginer en 2000 que X-Men lancerait la mode actuelle des films de super-héros ? Car c’est ce qui s’est passé, X-Men est souvent considéré comme l’un des films qui a (re)popularisé les super-héros sur grand écran, menant à l’âge d’or que nous vivons actuellement avec plusieurs films par an (plus de 10 l’année prochaine !), chose qui aurait été inconcevable il y a trente ans.

Avoir autant de films adaptés de nos matériels sources préférés, que ce soit en tant que fans ou en tant que professionnels dans le domaine, reste du pain béni pour nous chez L’Univers des Comics, et nous sommes fiers chaque jour de pouvoir vivre dans une telle époque. Merci X-Men.


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