POWER GIRLS: Spider-Woman


En ce mois d’octobre, Power Girls enchaîne avec un second numéro, en mettant en lumière l’une des super-héroïnes de l’univers Marvel, la célèbre Spider-Woman. Qui est-elle et qu’est-ce qui fait d’elle une « power girl » ? Réponse ci-dessous.


Qui est Spider-Woman ?


Jessica Drew/Spider-Woman, personnage créé par Archie Goodwin et Marie Severin, apparaît pour la première fois dans le numéro 32 de Marvel Spotlight, en février 1977. Jessica Drew naquit au milieu des années 1920 à Londres, et partit vivre en Transie avec ses parents Jonathan et Miriam Drew. C’est là que son père conduisit des recherches génétiques avec son partenaire, le Dr Herbert Wyndham. A 11 ans, Jessica fut empoisonnée par l’uranium d’une mine proche. Afin de la sauver, elle reçut un sérum non-testé, dérivé de sang d’araignée irradiée, et fut mise en hibernation pour sa survie dans un accélérateur génétique, ralentissant son vieillissement. Après le départ de son père, Jessica resta sous la garde du Wyndham/Maître de l’Evolution, créateur des Hommes-Nouveaux. Jessica fut finalement diagnostiquée guérie et le Maître de l’évolution l’éveilla. Après 3 ans, Jessica quitta le Mont Wundagore car elle ne s’intégrait pas parmi les Hommes-Nouveaux. Elle s’installa dans un village voisin, devint serveuse et tomba amoureuse d’un habitant nommé Wladyslav. Malheureusement, Jessica perdit le contrôle de ses pouvoirs et tua accidentellement Wladyslav d’une décharge bioélectrique. Elle fut sauvée de la colère des villageois par le Comte Otto Vermis, l’un des dirigeants d’une branche de l’HYDRA.

Vermis réussit à s’attirer la loyauté de la jeune femme, profitant de son sentiment de culpabilité, et fit d’elle une tueuse au service d’HYDRA, lui donnant le nom de code d’Arachné. Tentant d’éliminer Nick Fury, elle fut capturée et le directeur du SHIELD put montrer à Jessica la vraie nature d’HYDRA et réussit à gagner sa confiance, la retournant contre Vermis. Après avoir provoqué la mort de Vermis, elle disparut et chercha à découvrir sa vraie nature, se détachant du SHIELD et de HYDRA et changeant son nom pour celui de Spider-Woman. Depuis, Spider-Woman a combattu à de nombreuses reprises en tant que membre des Avengers.

Il a été annoncé le 19 août 2020 que Sony Pictures, qui essaie de créer un spider-verse, avait dans ses projets une adaptation cinématographique du personnage de Spider-Woman. On sait assez peu de choses sur ce projet, seulement que le scénario est signé Katie Silberman, avec Olivia Wilde, Amy Pascal et Rachel O’Connor à la production. Aucune date de sortie n’a été évoquée pour le moment, il est donc fort probable que le film ne voit pas le jour avant 2023.


La féminité de Spider-Woman


Le moins qu’on puisse dire, c’est que Jessica Drew est l’incarnation parfaite de la femme accomplie sur tous les points. Elle gère sa vie entre son travail et son activité d’héroïne, tout en élevant son enfant. Véritable workaholic, elle a même décidé de continuer son activité d’héroïne lorsqu’elle était enceinte ! Le mot qui lui irait le mieux serait « impressionnante ». Elle est une femme forte et indépendante, qui trace sa propre route en faisant et en assumant ses propres choix. Et pourtant cela n’a pas toujours été le cas.

Effectivement, comme on l’a vu précédemment, Spider-Woman a vécu beaucoup d’épreuves difficiles durant sa vie : elle eut plusieurs fois la mémoire effacée par ses ennemis, notamment l’HYDRA. Elle a été pendant longtemps agent double du SHIELD et HYDRA, et l’a également été entre les Avengers et New Avengers durant Secret Invasion. Elle a été manipulée, blessée, son esprit fut séparé de son corps par un ennemi puis réunifié grâce au sacrifice d’un de ses alliés. Beaucoup de traumatismes qui mirent à mal son identité. Mais même si elle fut manipulée par l’HYDRA pour attaquer des héros au début de sa carrière, Jessica n’a jamais cherché à nuire à autrui, revenant toujours sur le droit chemin. Elle se lia d’une amitié profonde avec She-Hulk et Carol Danvers (Ms Marvel), et lorsque cette dernière perdit une partie de ses souvenirs (notamment ceux concernant Jessica), Drew en fut très affectée. Essayant de concilier ses principes avec son rôle d’héroïne, elle est assez proche de Spider-Man, qui est toujours de bon conseil lorsque son amie est perdue.

C’est une puissante héroïne, car ce n’est pas pour rien que Veranke, la reine des Skrulls, a choisit de prendre l’apparence de Spider-Woman durant les événements de Secret Invasion. Elle est une super-héroïne très appréciée par la super-communauté, elle a la confiance de grands héros tels que Spider-Man ou Captain America, et elle est dotée de grands pouvoirs tels que son pouvoir de phéromones qui lui permet d’obtenir tout ce qu’elle veut. Mais là encore, Spider-Woman est une vraie héroïne, et elle n’a jamais utilisé ses pouvoirs dans le cadre privé.  

Outre le fait que son costume souligne a merveille sa plastique de rêve, Jessica Drew arrive à être à la fois une femme forte, voir fatale, une alliée de poids dans la lutte contre le crime, et une amie dévouée et loyale. Quelle dame !


L’image de Spider-Woman


Lors de ses premières apparitions, le personnage, agissant pour le compte de l’organisation criminelle d’HYDRA, fait part de son envie d’indépendance et de liberté, malgré une absence totale de libre-arbitre. Ce passé ne convaincant pas Stan Lee, celui-ci fait modifier son background. Spider-Woman incarne une femme qui a soif de liberté et qui refuse de se laisser enfermer dans des carcans.

En 2014, il y eut un scandale provoqué par des couvertures de comics réalisées pour Marvel Comics par le dessinateur de BD érotiques italien Milo Manara, lequel représenta la jeune femme dans une posture cambrée, plutôt sexy et suggestive. On lui reprocha alors une représentation excessivement érotique susceptible de rebuter le lectorat féminin. Manara répondit en expliquant ne pas comprendre pourquoi cette couverture, parmi toutes celles aussi sexy qu’il avait fait pour Marvel Comics, avait suscité une telle levée de bouclier. Il expliqua qu’il avait simplement dessiné une femme en train d’escalader un toit (certes, il n’a rien fait pour la rendre moins sexy), dans une position similaire à celle de Spider-Man. Même s’il assume son rôle de provocateur, il se défendit des accusations de machisme qui le visaient, en soulignant que lors des séances de dédicaces, son public était majoritairement féminin. De son côté, Marvel Comics pris une position similaire à celle du dessinateur, ne comprenant pas la polémique et soulignant que cette couverture étant l’une des moins sexualisées de l’artiste.

Ce nouveau style de Spider-Woman, jugé alors trop sexy par les journalistes et les fans, eut pour effet de relancer le débat autour des stéréotypes véhiculés par les comics, notamment celui selon lequel les romans graphiques ne seraient pensés et rédigés pour un public essentiellement masculin car les super-héros sont des hommes et les femmes des faire-valoir. 

Suite à toute cette polémique, Marvel Comics décida de redorer l’image de notre héroïne, en modifiant son costume pour qu’il soit plus ample et moins suggestif, mais également en la faisant tomber enceinte. Cela permit d’atténuer le côté sexy du personnage, devenant plus maternel, et offrit une situation inhabituelle dans les comics. C’est vrai, combien d’héroïnes connaissez-vous qui ont préféré passer leur grossesse à combattre des criminels plutôt que de se reposer ?

Spider-Woman a également eu le droit à nouveau à un changement de costume pour la sortie du premier numéro de Spider-Woman, un nouveau comics sorti le 18 mars 2020. Toujours aussi classe, sobre et peu suggestif, même si la polémique est passée. Bref, Spider-Woman a redoré son image d’héroïne forte et indépendante.


Personnage un peu secondaire de l’univers Marvel, bien qu’important dans de nombreux arcs comme nous l’avons vu, Spider-Woman a su se faire une place confortable, bien qu’elle choisisse souvent de rester en retrait par rapport aux autres héros.

Bien que Spider-Woman soit certainement une ardente défenseur du féminisme, il s’agit surtout d’une femme forte, consciente de ses pouvoirs et de ses responsabilités, qui se relève toujours et qui reste toujours franche, même avec les héros les plus emblématiques de l’univers Marvel. Bref, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds. C’est un peu ça, être une Power Girl.

Vous avez raté le précédent numéro de Power Girls ? Découvrez Wonder Woman dans le premier numéro de la chronique !

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