Entrez dans la conception de « La Fin des Irin »


Il y a quelques jours vous avez sans doute pu découvrir notre article sur le premier tome du webcomics The Last of the Irin ou encore en français, La Fin des Irin. Cette seconde partie du mois de novembre est pour nous l’occasion d’entrer un peu plus dans le détail de cette histoire complexe et magnifique. Nous allons aborder le Codex. De manière générale, les comics se basent tous sur un codex qui regroupe leurs univers et leurs personnages, La Fin des Irin ne fait pas exception à la règle sauf que cette fois-ci le codex est bel et bien écrit, et très fourni.

Grâce à tous ces details, on y trouve toutes les explications nécéssaires à la compréhension. Par exemple, le codex nous explique l’origine de certains personnages comme Yahweh, qui est décrit comme étant le « Fils d’El et dieu des Israélites, adopté ultérieurement par la religion chrétienne. » Le codex retrace la vie de ce dieu, de sa première apparition dans la Bible à sa dernière apparition dans l’ancien testament. L’une des grandes forces de La Fin des Irin c’est de se baser sur des textes de différentes religions et en les adaptant. On peut citer par exemple la religion chrétienne mais également les récits cananéens et babyloniens. Parmi les personnages donc, on pourra retrouver les personnages du comics comme Yahweh, Baal, Satan et même les Irin qui correspondent aux anges bibliques ! On retrouve également dans cette catégorie personnage des passages des récits ou des évènements marquants ou coutumes mettant en avant certains personnages. C’est le cas par exemple de l’hygiène du temple ou du chant d’amour. Du coté des personnages on retrouve également d’autres personnages comme Robert Johnson dont la biographie est présente dans le Codex ou encore J. Robert Oppenheimer.

Les lieux ont également une importance majeure dans le comics et on retrouve cette importance dans le codex. Effectivement dans le comics on retrouve des lieux très éloignés les un des autres et le codex reflète cette mixité. On retrouve la planète Proxima Centauri b mais aussi bien le triangle des Bermudes que l’hôpital universitaire Karolinska.

Enfin, dans la dernière partie, on retrouve les éléments qui n’ont pas trouvé place dans les premiers. On y croise par exemple les maladies comme la Variole, la Myxomatose ou encore les 10 plaies d’Egypte. Ces maladies ont bien entendu un rapport étroit avec le comics. On y découvre également des articles sur les OVNIs et divers incidents apparus au cours des années comme l’accident de Téhéran en 1976. On retrouve également une partie droit et affaires qui concernent plusieurs sujets qui touchent le comics ou qui toucheront probablement les 2 tomes suivants. Enfin, une partie ressources vient compléter le Codex, nous évoquant l’Osmium, l’élément naturel qui possède la densité la plus forte.

Ce codex est donc très complet et recherché. C’est même le plus fourni que nous ayons pu lire jusqu’à aujourd’hui. Il fait part des très nombreuses recherches et passions que le créateur possède et a utilisé pour mettre au point le comics The Last of the Irin. Vous pourrez d’ailleurs dans quelques semaines retrouver l’interview que nous avons réalisé avec le créateur de ce comics complexe et travaillé !

Un autre aspect de complexité du travail a été de collaborer à trois sur cette œuvre et voici en exclusivité, et en amuse-bouche de la future interview à paraitre, la façon dont le créateur et le dessinateur travaillaient ensemble :

Tout d’abord l’équipe réalise un croquis pour situer l’action et les personnages dans les cases pour avoir un aperçu de la page avant d’y ajouter les ombres et les lumières de chaque case, impactant déjà la vision du lecteur.

Vient ensuite les ajouts de calques pour apporter des effets visuels et des impressions de luminosités émanant de certains endroits, ici le plafond.

Arrive après la partie la plus conséquente du travail, la création, en 3D de toutes les scènes et de toutes les cases. C’est un travail particulièrement complexe où chaque détail, chaque texture compte. Il faut modéliser tous les personnages puis leur donner une certaine pose pour la case et la changer pour celle d’après.

On voit ensuite le premier rendu noir et blanc de la page ou du groupe de cases qui donne un aperçu beaucoup plus détaillé de ce qui va composer la scène. C’est juste avant ce moment que les artistes doivent trouver l’angle de vue à utiliser pour faire ressentir des choses aux lecteurs. Une fois cette étape terminée, l’illustrateur ajoute les ombres à la scène pour ajouter du réalisme.

Ensuite vient l’étape de modifier quelques éléments en concertant le créateur et le scénariste pour valider les placements et les angles de vues. Enfin, vient la dernière étape, la plus attendue, l’étape de la coloration qui donne vie aux personnages et aux objets. Il y a également bien sûr ensuite la phase d’ajout des bulles et des onomatopées. Voilà donc une double-page de réalisée !

Vous pourrez en découvrir plus sur la façon de travailler du petit groupe d’artistes autour de ce projet dans notre prochain article sur La Fin des Irin en décembre ! En attendant, si ce n’est pas déjà fait, foncez lire La Fin des Irin !

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