« The New Mutants » : frustrant et inachevé


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Finir en beauté, c’était l’objectif que s’était fixé Bryan Singer, lequel avait lancé en l’an 2000 la franchise cinématographique X-Men. Avec The New Mutants, treizième et dernier film de la longue lignée, les studios de la 20th Century Fox et à travers eux, ceux de Disney, avaient pour projet de réaliser un spin-off de l’Univers X-Men sur fond, une fois n’est pas coutume, d’horreur et d’épouvante. Un projet alléchant s’il en est donc !

Mais c’était sans compter toute une série de déboires et de contretemps venus entraver le bon déroulement du projet au point de sérieusement se demander si celui-ci n’était pas maudit ! En effet, tourné en 2017, puis maintes et maintes fois retouché au gré des interventions quelque peu intrusives de la production, le film s’est vu reporté à plusieurs reprises ces dernières années, soit pour ne pas interférer avec la sortie d’autres films de la franchise notamment (Deadpool 2 et Dark Phoenix), ou bien tout simplement pour cause de pandémie mondiale de covid-19.

Tout venant à point à qui sait attendre, le long métrage signé Knate Lee au scénario et Josh Boone à la réalisation arrive finalement dans les salles obscures en cette fin août et, bien sûr, nous y étions. Adaptés du roman graphique éponyme de Chris Clarement et Bob McLeod, publié pour la première fois au tout début des années 1980, les Nouveaux Mutants sont au départ la première équipe dérivée des X-Men. Ici, détenus dans une division secrète, en réalité un gigantesque hôpital perdu au milieu de nulle part et ce, contre leur gré, les cinq nouveaux mutants que sont Danielle Moonstar (Blu Hunt), Rahne Sinclair (Maisie Williams), Illyana Rasputin (Anya Taylor-Joy), Roberto Da Costa (Henry Zaga) et Sam Guthrie (Charlie Heaton) doivent apprivoiser leurs dons et assumer les erreurs graves qu’ils ont commises dans le passé. Traqués par une puissance surnaturelle, leurs peurs les plus terrifiantes vont devenir réalité sous l’oeil de l’unique employée du bâtiment, le Dr. Cecilia Reyes (Alice Braga).

Un huis clôs assez glauque dont l’atmosphère se prêtait pourtant parfaitement à un thriller psychologique tirant sur le film d’horreur, et qui ne s’avère être, en fin de compte, qu’un „ teen movie“ dans lequel un groupe d’adolescents (certes mutants, mais adolescents quand même), mal dans leurs peaux, se confrontent à leurs plus grandes peurs pour se trouver. Métaphore toute en „subtilité“ donc du difficile passage de l’adolescence à l’âge adulte.

En dépit d’une idée initiale pour le moins séduisante, celle de réaliser un long métrage de super-héros sans costume mais dans un style horrifique s’inspirant un peu de Stephen King et du remake de It, The New Mutants se révèle être, en définitive, relativement frustrant.

Le montage tout d‘abord, témoigne du parcours tumultueux du film et peine à masquer le charcutage subi par celui-ci en post-production. Le mélange et l’enchaînement des scènes issues des différents shoot et re-shoot ajoutés à des effets spéciaux qui, à l’exception de certains passages, ne sont pas à la hauteur des attentes du public en terme de crédibilité, nous donne un rendu final plutôt kitch et cheap. De même, en dépit d’une esthétique assez soignée, on regrettera également d’une part que la photographie n’ait pas su exploiter davantage le lieu exceptionnel choisi pour situer le film et, d’autre part, que la bande son, quasi inexistante, n’apporte pas davantage de profondeur et de densité au scénario.

Les jeunes acteurs ensuite, malgré pour certains une carrière déjà bien lancée, comme c’est le cas par exemple pour Maisie Williams et Charlie Heaton lesquels ont respectivement crevé l’écran dans Games of Thrones et Stranger Things, s’enlisent dans un jeu fade et niais pour ne pas dire plat, à l’image d’un Henry Zaga et d’une Blu Hunt éteints, et de dialogues, très convenus. Seule Anya Taylor-Joy semble tirer son épingle du jeu grâce au charisme de son personnage.

Par conséquent, si The New Mutants devait être résumé en deux mots, les termes choisis seraient probablement frustrant et inachevé car le long métrage regorge de potentiel inexploité tant dans le scénario, l’environnement choisi, que dans les acteurs retenus, ce qui laisse un petit goût amer au spectateur, lesquel reste sur sa faim.

Après avoir longtemps joué les arlésiennes, The New Mutants se dévoile enfin sur grand écran, mais les nombreuses mutations subies par le film laissent définitivement de trop lourdes cicatrices.


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