REVIEW SANS SPOILER: Riverdale, la première saison


Dans un monde où les adaptations de comics nous poussent à croire qu’il n’existe que Marvel et DC, peu de séries non issues de ces deux géants arrivent à se démarquer. Riverdale, ayant comme credo d’adapter le monde assez vaste d’Archie Comics, avait sans aucun doute le potentiel pour secouer les schémas classiques de séries de comics. Mais a-t-elle réussi ? Rentrons plus dans le détail et expliquons un peu ce que nous en avons pensé.

Lancée fin janvier, Riverdale introduit dès son premier épisode une flopée de personnages d’Archie Comics et débute avec un évènement qui annonce haut et fort l’intrigue qui nous occupera durant cette première saison : la mort de Jason Blossom. Un bon 80 % des personnages étant des adolescents, aucune surprise de ce côté : Riverdale est bien un teen drama. Rien d’étonnant en voyant ce qui se fait d’autre sur la CW, qui diffuse la série.

Concept qui fait fortement penser à Twin Peaks, l’intrigue principale nous emmène souvent vers des dénouements prévisibles, tant les ficelles utilisées pour dénouer celle-ci sont classiques. Quant aux intrigues secondaires, ce sont bien elles qui nous rappellent sans cesse que les personnages ne sont encore que des adolescents : problèmes avec les parents, entremêlements amoureux (car oui, à ce stade, on ne peut plus parler de triangle), le choix typique entre le sport et la musique et, en filigrane, l’absence totale d’intérêt pour les cours.

Les personnages de la série sont clairement conçus pour être attachants, mais l’effet escompté est-il vraiment réalisé ? Pas sûr. Les personnages sont parfois tellement stéréotypés qu’il est difficile de s’accrocher, mais, si on se laisse prendre, il est en réalité difficile de ne PAS s’y accrocher. Les acteurs ne mériteraient pas un oscar mais rentrent bien dans la peau de leurs personnages, rendant ces derniers crédibles.

Malgré tous ces défauts, on ne peut pas dire que Riverdale soit une mauvaise série pour autant. Celle-ci a une vie et une ambiance qui la rendent hypnotisante. Ceci est grandement dû à la mise en scène. Les caméras qui bougent fluidement et constamment, les couleurs utilisées pour la cinématographie ou encore la musique qui caractérise parfaitement la série : tout nous aide à nous laisser absorber par Riverdale. Ceci a un effet bénéfique sur l’intrigue, nous donnant envie de constamment savoir la suite.

En résumé, Riverdale n’est pas une mauvaise série, mais n’est pas bonne pour autant. Il est vrai que l’intrigue et les personnages ne sont pas brillants, mais ceux-ci sont également loin d’être exécrables. Et la petite touche qui bonifie la série ? L’ambiance apportée par la musique et la cinématographie. Riverdale a réussi à installer un monde dans lequel il est facile de s’immerger et s’évader, ce qui rend cette première saison d’autant plus bénéfique pour la suite. Et la suite il faudra l’attendre, mais pas aussi longtemps que prévu  : Riverdale a été renouvelée pour une seconde saison par la CW, mais celle-ci débutera déjà cette automne, propulsée au mercredi, jour initialement consacré à la plus vieille des séries DC actuelles : Arrow. C’est dire la confiance qui règne sur la chaine à propos de la série d’Archie Andrews.

En attendant cette seconde saison, vous pouvez regarder la première saison de Riverdale sur Netflix.


A propos de Timo Masson

Editeur-en-chef du site et producteur de la chaine, Timo vous donne rendez-vous chaque mois dans ses chroniques "L'Edito" et "Le Top 5". Sur la chaine, vous pouvez le retrouver dans l'intégralité des émissions, dont notamment "L'Hebdo des Comics" chaque dimanche

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