SWEET TOOTH : Une fable sur l’humanité (REVIEW)


Les bois sombres où vivent Gus et son père vous accueillent à l’occasion d’une toute nouvelle review, et celle-ci se centre bien évidemment sur la série sortie le vendredi 4 juin sur Netflix ! Cette dernière, adaptant le comics du même titre écrit et illustré par Jeff Lemire, a subit les foudres du Coronavirus et doit être l’une des premières productions à sortir après avoir été tournée en intégralité pendant la pandémie !

La série nous permet de découvrir la vie de Gus (Christian Convery), un jeune garçon de 10 ans qui vit avec son père, tout deux isolés du monde qui a subit un mystérieux virus et vu apparaitre une nouvelle race d’enfants hybrides mi-humains mi-animaux. Le jeune Gus fait d’ailleurs partie de ces enfants hybrides, et est élevé avec amour par son père qui le protège de tous les dangers extérieurs. Cependant vient le jour où le jeune garçon, suite à un évènement tragique, doit franchir la clôture que son père lui a interdit de dépasser, dans le but de retrouver sa mère. C’est le début d’une dangereuse et merveilleuse aventure qui lui permettra de grandir et de rencontrer des gens très différents de lui, comme Jepperd (Nonso Anozie), un homme massif et chaleureux mais qui sait bien le cacher. Les personnages devront évoluer entre les braconniers, les militaires appartenant aux Derniers hommes et l’anarchie.

Si à première vue Sweet Tooth pourrait sembler plutôt commune comme série, le traitement, qui reprend celui du comics, diffère énormément de ce que l’on peut retrouver en série actuellement. Premièrement, dès le premier épisode, la série affiche un parti pris assez original : celui de la voix-off. Si certes, on la croise de temps en temps dans les séries, dans Sweet Tooth elle vient introduire et conclure chaque épisode, ce qui est assez rare ! La série prend également le parti d’introduire plusieurs personnages comme Gus, que Jepperd appelle Gueule Sucrée (Sweet Tooth en VO) à cause de sa passion pour les sucreries, le docteur Aditya Singh (Adeel Akhtar) et sa femme, Rani Singh (Aliza Vellani) ainsi qu’Aimee Eden (Dania Ramirez) qui fonde un refuge pour les hybrides. Le scénariste prend un malin plaisir à faire s’entremêler les histoires et à tisser les fils qui font que le dernier épisode nous éclaire totalement sur les liens entre les personnages !

La série cumule également des idées de réalisation intéressantes qui sortent souvent de l’ordinaire,’ et notamment des transitions particulièrement réussies à certains moments. On retrouve également des effets spéciaux très bien réalisés, notamment les enfants hybrides qui sont tous plus ou moins affectées par l’hybridation, certains étant presque devenus totalement des animaux. De magnifiques plans aériens viennent également rendre la série sublime visuellement, la Nouvelle-Zélande ne fait jamais défaut !

Et il n’y a bien sûr pas que la qualité visuelle de la série qui est à mettre en valeur, mais également le scénario qui est une vraie fable sur l’humanité ! Cette quête de vérité et d’aventure du jeune Gus lui fera découvrir les aspects humains qu’il redoute le plus chez certaines personnes, et on retrouve l’écriture nuancée de Jeff Lemire sur ce point. Ce road-trip étrange et fantastique vous fera découvrir les États-Unis dévastés de la série et des paysages incroyables ! Un road-trip qui poussera Gus et ses amis à croire plus que jamais en leur avenir. Cette histoire sublime sur l’homme trouvera sans aucun doute écho en vous, comme cela fut le cas pour nous.

Montant petit à petit en puissance, le scénario s’achèvera dans un dernier épisode aux conclusions inattendues que vous pourrez découvrir dès maintenant sur Netflix !


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