LES TRÉSORS DU COMICS: Superman: Red Son


Ce mois-ci, notre coffre aux trésors s’est mis aux couleurs de la Russie pour un classique des classiques, sous le signe du plus grand héros de tous les temps. Enfilons notre cape et notre slip moulant et partons à la découverte du drapeau communiste avec Superman: Red Son !

Regardez dans le ciel ! C’est un oiseau ! C’est un avion ! Non, c’est Superman ! Ou plus exactement Superman: Red Son, ou comment Mark Millar parvient en toute beauté à répondre à la question « Et si Superman avait atterri douze heures plus tard, grandissant ainsi à la portée de Staline ? » Imaginez Kal-El, symbole même de l’Amérique, remplacer les armoiries de sa famille par celui du drapeau communiste. Imaginez Joseph Staline ouvrant les mains pour découvrir qu’il possède l’arme la plus puissante de ce monde. Et imaginez, à présent, jusqu’où pourrait aller ce Superman dont les valeurs sont les mêmes, mais les méthodes bien différentes… Tout ceci est mis en place dans ce trésor des comics, nous offrant un univers et un scénario enrichissant tout en respectant scrupuleusement l’essence même de Superman. Mettant en scène de nombreux personnages très connus, il est un véritable plaisir d’en voir certains spéculer sur leur relation en situation différente et d’autre se rapprocher de lui de manière bien différente de celle que nous connaissons tous.

Séparé en trois parties, Superman: Red Son parcourt la vie de cette incroyable version du super-héros, nous emmenant dans un scénario improbable et particulièrement bien réfléchit. Lois Lane, Lex Luthor, Wonder Woman et autres visages bien connus de l’univers DC font leur apparition, soulignant les différences créées par ce simple changement de cadre. Cela dit, comme beaucoup de Superman de nos jours, mieux vaut s’être déjà familiarisé avec ce monde avant de se lancer, au risque de manquer de nombreuses subtilités ajoutant en ironie à l’histoire. Mais par dessus tout, c’est la fin qui fait toute la gloire de ce comics, ajoutant une pierre inattendue à l’univers et soufflant le lecteur, sans manquer de lui faire regretter d’avoir à fermer l’ouvrage.

Une fois de plus, c’est Mark Millar qui nous régale de cette mise en scène, trônant toujours parmi les plus grands auteurs de comics en ce monde. Après Kick-Ass et Nemesis, que nous vous avons déjà présenté, Superman: Red Son a lui aussi mérité de loin son titre de trésor par son originalité, et tout bon ami vous le conseillerait à moins de vous vouloir du mal. Ici, l’auteur se démarque encore une fois en s’appropriant à la perfection un univers, qui n’est originalement pas le sien, pour en faire une œuvre typique Millar : des personnages très humains pour un aspect pas toujours reluisant. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, Millar est un scénariste écossais au talent des plus reconnus, dont vous pouvez retrouver le génie au travers des œuvres tels que Wanted, Old Man Logan, Superior ou encore The Secret Service.

C’est cette fois aux côtés de Dave Johnson et de Kilian Plunkett que l’auteur se lance, nous offrant un style des plus classiques et agréables, correspondant parfaitement à l’univers exploré. Le line est épais, l’encrage marque fortement les ombres, et les couleurs sont soigneusement choisies pour une unité soulignant dès le premier coup d’œil l’ambiance de chaque scène. Plus important encore, leur appropriation des personnages et adaptations pour la mise en situation sont recherchées et jouent plus que tout sur notre perception de ces versions, les rendant mémorables.

Pour sa part, Dave Johnson est un dessinateur américain principalement connu pour avoir réalisé toutes les couvertures de la célèbre série 100 Bullets, ainsi que certaines pour Batman ou  Deadpool. Kilian Plunkett, artiste écossais, a quant à lui avant tout fait ses preuves dans les univers Star Wars et Alien. Il a cependant aussi travaillé sur Soldat Inconnu, de chez DC et sur l’adaptation comics du film Batman Begins. Découvrez ci-dessous certains exemples de leurs oeuvres, pour vous familiariser avec leur superbe style :

Dave Johnson.

Kilian Plunkett.

Voilà qui clôture notre trésor du mois, mais qu’en sera-t-il du prochain ? Étant donné que j’ai perdu trois doigts en plongeant ma main dans le coffre, je ne suis pas certaine de vouloir savoir. Et cette chose avait l’air assez solide que pour être faite en adamantium…

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.