REVIEW SANS SPOILER: The Tick, la première saison


Dans la famille des séries à ne pas piquer des hannetons, je demande The Tick. Alors que les douze épisodes que compte la première saison viennent d’être diffusés en streaming sur Amazon Prime, il est déjà prévu que la tique bleue revienne pour un second round en 2019. Pour ceux qui seraient passés à côté de ce phénomène haut en couleur, voici une leçon de rattrapage.

Tout droit sorti de l’imagination du jeune Ben Edlund qui, en 1986, souhaitait alors simplement illustrer une newsletter dédiées aux comics, The Tick devient deux ans plus tard un personnage à part entière et connait dès lors plusieurs adaptations télévisées à succès, notamment en 1994 et en 2001, avant de nous revenir une nouvelle fois cette année.

L’histoire est simple : dans une ville sans nom, The Tick relate la vie d’Arthur Everest (Griffin Newman), un jeune comptable chétif et vulnérable, traumatisé après avoir assisté, alors qu’il était encore enfant, à un tragique évènement perpétré par un super vilain nommé Terror (Jackie Earle Haley). Bien que ce dernier ait été éliminé par le super héros local Superien (Brendan Hines), Arthur demeure néanmoins persuadé que Terror est encore en vie et continue à perpétuer ses méfaits. C’est dans ce contexte que le jeune homme croise un jour la route de The Tick (Peter Serafinowicz), un super héros tout de bleu vêtu, à la fois maladroit, ridicule, puéril mais terriblement attachant. Tous deux vont alors s’unir afin de retrouver Terror et tenter, tant bien que mal, de définitivement l’empêcher de nuire.

 

De prime abord, The Tick se présente comme un véritable pari de la part d’Amazon puisque la série, résolument tournée vers l’humour, la caricature, voire le kitch, se moque allègrement de tous les codes, pourtant d’ordinaire si graves et si sérieux, de l’univers des super-héros. Cependant, grâce au capital sympathie des personnages et à la réalisation somme toute rigoureuse des épisodes, la mayonnaise prend et amène en vent de fraîcheur légèrement saupoudré de dérision sur le panel de séries qui nous est communément proposé.

Alors certes, par son parti pris pour la comédie et son côté « poil à gratter », The Tick a certainement de quoi désarçonner plus d’un féru de comics, ne retrouvant pas de suite les éléments qui constituent en temps normal l’essence même du genre. Cependant la série aura au moins eu l’avantage d’attirer et d’ouvrir l’univers des superhéros à un nouveau public, peut-être moins averti, et habituellement moins réceptif à ce genre.

Finalement, cela a peut-être du bon de voir la vie en bleu.

 

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