Arrowverse : review de la saison 2019-2020


Après la diffusion du dernier épisode de Legends of Tomorrow mardi soir, la saison de l’Arrowverse est officiellement terminée. C’est ainsi le moment idéal pour nous pencher sur cette saison 2019-2020 et vous délivrer notre review !

Etant donné qu’il ne s’agit pas de la première saison pour la majorité des séries qui composent l’Arrowverse, cette review pourrait contenir de légers spoilers, mais rien de grave ! Enfin, nous nous pencherons sur chacune des six séries mais nous ne parlerons pas en détail du crossover Crisis on Infinite Earths, que nous avons déjà abordé dans une review séparée.


Arrow

La série qui a débuté cet univers est finalement arrivée en bout de course cette saison.

Forte d’une huitième saison plus courte que les précédentes (à peine 10 épisodes contre 23 pour chacune des saisons précédentes) et bénéficiant du momentum qu’était Crisis on Infinite Earths, Arrow a pu tirer une intrigue rehaussant la qualité de la série lors de cette dernière ligne droite. Les évènements des 7 premiers épisodes de la saison suivaient Green Arrow dans un chemin fort différent de ce à quoi nous étions habitués, vu que l’archer n’arpentait cette fois pas les rues de Star City mais les différentes dimensions et les rencontres du passé et du futur pour servir de prologue à Crisis on Infinite Earths.

Globalement, cela restera la série la mieux réussie cette saison, l’histoire du crossover event bénéficiant à l’histoire du personnage d’Oliver Queen, apportant une finalité à son parcours lors dudit event. Les deux derniers épisodes de la série (après Crisis on Infinite Earths) n’apporteront malheureusement rien à l’histoire générale et auraient pu être des épisodes individuels tant ceux-ci ne servent finalement qu’à apporter une conclusion de la série aussi pour les personnages secondaires (Diggle, etc.) ou à teaser un potentiel spin-off situé dans les années 2040.

En résumé, cette huitième et dernière saison de Arrow aura tout de même surpris, tant celle-ci s’écarte de ce qui avait été fait précédemment, et apporte une conclusion intelligente à la série après plusieurs années de bons et loyaux services.


The Flash

Autre série, autre cas de figure, avec la sixième saison de The Flash.

Globalement, la saison était divisée en deux parties distinctes, une première centrée sur le vilain Bloodwork s’étalant jusqu’à Crisis on Infinite Earths, et une seconde introduisant le Mirrorverse et suivant les conséquences de Crisis on Infinite Earths sur les pouvoirs de Barry Allen. Au vu du reboot provoqué par Crisis, la deuxième partie de la saison efface totalement la première, sans aucun étonnement mais avec une baisse de qualité.

L’arc narratif autour de Bloodwork avait permis à la série de rehausser la qualité de son intrigue, un peu en perte de vitesse (jeu de mots volontaire) depuis que les scénaristes furent arrivés à bout du catalogue des vilains speedsters disponibles. Ici, Bloodwork apporta un coup de frais, servant de challenge mental et physique à Flash. Nous retrouverons d’ailleurs le héros dans l’une des pires situations que nous avons connu depuis le début de la série.

Malheureusement, même si celle-ci apportait des concepts originaux qui auraient permis de booster l’intrigue une fois de plus (la perte des pouvoirs de Barry Allen, l’introduction du concept de Mirrorverse), la seconde moitié de cette sixième saison souffre malheureusement de ses différentes sous-intrigues, toutes plus inutiles et injustement tirées en longueur les unes que les autres. Ces sous-intrigues (une enquête de Ralph Dibny, la crise existentielle de Cisco, …) s’avèrent finalement être mal exploitées, n’apportant aucun intérêt d’apparence au téléspectateur et ralentissant l’intrigue principale plus qu’autre chose.

Au final, malgré un début qui laissait entrevoir un renouveau pour la série, cette sixième saison aura vu The Flash retomber dans ses travers, nous laissant avec un cliffhanger oubliable et une structure de saison trop répétitive par rapport aux précédentes. Espérons que les scénaristes pourront redresser le tir avec la saison 7.


Legends of Tomorrow

Passons ensuite à celle qui fut certainement la plus décevante : Legends of Tomorrow.

La série est malheureusement le meilleur exemple de la série dont la qualité ne cesse de décliner depuis son lancement. Après deux très bonnes saisons, la qualité de Legends of Tomorrow a considérablement chuté lors de sa saison 3 et la série continue à creuser son propre trou, malgré qu’on pensait qu’elle avait touché le fond.

Absolument plus rien n’est pris au sérieux dans la série. Que ce soit les héros ou les vilains, ou l’intrigue, voire même la participation ou non au crossover, tout est une blague dans Legends of Tomorrow. Alors que l’équipe ne pouvait déjà pas se payer le luxe d’être une élite de super-héros comme le serait la Justice League et ce, dès sa première saison, les Legends apparaissent maintenant comme une équipe de bras cassés qui font au final pire que bien.

Au delà du fait que maintenant n’importe qui peut être membre des Legends et que ceux-ci n’ont visiblement plus aucun attrait pour la préservation du continuum espace-temps, la série en elle-même n’a plus d’intrigue parlante. Alors que les saisons 3 et 4 pouvaient encore se targuer d’avoir une intrigue claire et originale (« il faut réparer le temps » et « il faut éliminer les anomalies magiques dans le temps »), cette cinquième saison a une intrigue qui tourne en rond et qui semble partir dans tous les sens à la fois (ce qui, dit comme ça, peut sembler être une sorte d’exploit).

Legends of Tomorrow semble avoir pris une direction vers la sitcom plus que la série de super-héros et ne semble pas vouloir s’en défaire ; aspect difficile à avaler pour les fans de la première heure, d’autant plus quand la qualité sitcom n’est même plus non plus au rendez-vous. Il est difficile à croire que les scénaristes aient encore des idées pour la saison 6 à venir…


Supergirl

Tout comme Legends of Tomorrow, Supergirl diffusait aussi sa cinquième saison en 2019-2020.

Le constat est heureusement moins défaitiste que Legends of Tomorrow mais la saison 5 de Supergirl a malheureusement fait retomber la série dans ses travers d’avant saison 4. Alors que la saison 4 avait permis à la série de grandir et d’aborder des sujets plus sérieux comme le racisme extrémiste, la saison 5 de la super-héroïne en jupette nous ressort du girl power à tout va. D’ailleurs, Supergirl laisse même tomber la jupette pour le pantalon en guise de nouveau choix esthétique de costume.

Les plaintes constantes de Kara Danvers à propos de ô combien elle a tout raté avec Lena Luthor et le fait que les scénaristes ont fait de Lex Luthor, l’archnemesis de Superman, le super-vilain de sa cousine après Crisis on Infinite Earths n’enlève que tout crédibilité acquise précédemment. On voit que les scénaristes tentent des nouvelles choses (ex : Brainy qui doit faire équipe avec Lex Luthor contre son gré) mais ne se laissent pas le temps de les explorer, ces nouvelles intrigues potentielles étant tuées dans l’oeuf en à peine un épisode.

Au vu de la fin de saison, Supergirl semble s’orienter dans la même direction pour la saison 6, mais qui sait…


Black Lightning

Au vu du reboot provoqué par Crisis on Infinite Earths, Black Lightning fait maintenant officiellement partie de l’Arrowverse.

Le fait que la série n’était que sur une terre alternative auparavant lui a sans doute bénéficié, permettant aux scénaristes de suivre leur propre storyline, loins du reste de l’Arrowverse. Autant la première saison de la série pouvait faire paraitre l’histoire et le héros un peu kitsch, la série a gagné en crédibilité et cette troisième saison est incontestablement la meilleure.

Sur un fonds de crise politique avec pour enjeu le contrôle ou la liberté de méta-humains de Freeland, Black Lightning et ses filles Thunder et Lightning se retrouvent au milieu de deux camps, devant tirer leur épingle du jeu aux côté de la résistance. Des nouveaux personnages tels que Geo ou le retour de Khalil Payne ajouteront des sous-intrigues intéressantes à cette troisième saison.

Black Lightning grandit et gagne en qualité, permettant de clôturer un arc narratif commencé avec le premier épisode et ouvrant les portes à d’innombrables possibilités pour la saison 4 à venir.


Batwoman

Petite dernière de l’Arrowverse, Batwoman a bénéficié d’un départ en fanfare et d’une fin de saison mouvementée.

Comme nous l’avions dit dans nos premières impressions sur la série, Batwoman est clairement la série de l’Arrowverse qui a le plus de potentiel depuis le lancement de The Flash. Dotée d’une Ruby Rose incarnant le personnage de Kate Kane à la perfection et d’une super-vilaine servant de némésis idéale pour Batwoman, cette première saison aura délivré tout son potentiel, déjà lors des huit premiers épisodes et la participation du personnage principal dans le crossover Crisis on Infinite Earths.

Malheureusement, Batwoman tombera dans des pièges à la CW, se portant rapidement sur la romance entre les personnages, faisant tout un foin de l’homosexualité de plusieurs personnages (la diversité ne serait-elle pas mieux servie si elle était présentée comme une normalité et non quelque chose qui est constamment mis en avant avec le message invisible « Hey ! Regardez ! Nous aussi on a des homosexuels dans notre série ! ») et caricaturant celle de Kate Kane en lui offrant un look garçon manqué contrairement à son apparence de femme fatale dans les comics.

La série amènera toutefois quelques intrigues intéressantes et le cliffhanger avec le vilain Hush ne peut que faire trépigner d’impatience pour la saison 2. Toutefois, la saison 2 se fera sans son actrice principale, qui a récemment annoncé son départ de la série. Le rôle de Kate Kane sera-t-il recasté ou le costume de Batwoman ira-t-il à un autre personnage, comme les dernières rumeurs laissent présager ? Réponse en 2021.


Et vous, qu’avez-vous pensé de cette saison ? Dites-le nous dans les commentaires ! Et n’oubliez pas que vous pouvez toujours retrouver l’intégralité de l’ordre de visionnage de l’Arrowverse sur notre page consacrée !

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