« DCeased » : le coup de coeur UDC d’octobre 2020 1


Bonjour à toutes et tous, et bienvenue dans un nouveau numéro des coups de cœur de l’Univers des Comics, votre site de référence concernant les comics et leurs adaptations. En ce mois d’octobre, nous allons nous attaquer à un comics sorti aux Etats-Unis l’an passé, mais sorti cette année en France : DCeased !

Publiée entre mai et octobre 2019 en 6 numéros mensuels aux Etats-Unis, la série est traduite et sort en France le 28 février 2020. Aux USA, le premier numéro se classe en tête des ventes durant tout le mois de sa sortie. Le second numéro se classe second des ventes pour le mois de juin 2019 avec 152 407 exemplaires vendus, puis les ventes baissent légèrement avec 132 072 exemplaires pour le troisième numéro en juillet 2019, et diminuent encore en août 2019 avec 120 000 exemplaires.

Ce comics à été créé par l’écrivain Tom Taylor, et il fût dessiné par l’équipe artistique composée par Trevor Hairsine au pinceau et l’encreur Stefano Guadiano. Taylor est surtout connu pour son travail sur Injustice: Gods Among Us, Suicide Squad et DCeased chez DC Comics, All-New Wolverine, X-men Red et Superior Spider-Man chez Marvel Comics, ainsi que ses travaux sur la franchise Star Wars. Il est également le co-créateur, scénariste en chef et le producteur exécutif de la série d’animation The Deep, adaptée du comics éponyme. Hairsine est un artiste britannique reconnu pour son travail sur Judge Dredd, Ultimate Six, X-Men: Deadly Genesis et Wisdom. Il a fréquemment travaillé avec Warren Ellis et Brian Michael Bendis, et en 2005 Joe Quesada, l’éditeur en chef chez Marvel, s’exprima sur Hairsine en reconnaissant en lui les qualités essentielles pour devenir un artiste de renom. Quand à Guadiano, c’est un encreur italien qui a travaillé sur la saga Dark Reign, Marvel Knights, Spider-Man, Captain America, Bloodshot, Winter Soldier et Secret Avengers. Il a également œuvré sur The Walking Dead et X-O Manowar.

Si on devait faire un synopsis de l’histoire sans spoiler, on pourrait dire ceci : l’histoire se déroule sur une Terre alternative à Terre-Prime, juste après la victoire de la Justice League contre Darkseid. Ce dernier revient sur son monde, Apokolips, en ramenant prisonnier Cyborg, qui est torturé par le serviteur de Darkseid, Desaad. Ce dernier révèle à notre héros que l’équation d’anti-vie, que Darkseid convoite plus que tout, est en lui, et qu’elle va être extraite de son corps. Pour ce faire, Darkseid invoque le Pisteur Noir (c’est à dire la Mort elle même) pour que Cyborg survive à l’extraction. la tentative d’extraction a pour effet de corrompre l’équation d’anti-vie, qui infecte Darkseid et cherche à se répandre. Pour empêcher cela, Desaad renvoie Cyborg sur Terre, qui se reconnecte automatiquement au réseau de communication mondiale, ce qui entraine la propagation du virus parmi la population humaine via les écrans. La fin de l’humanité commence ainsi, avec une notification…

Magnifique métaphore de notre époque actuelle n’est-ce pas ? Un virus techno-organique qui n’est pas transmis par l’homme, mais sa technologie. Une critique intelligente de l’ultra-connexion de l’homme aux réseaux sociaux. Ici, à travers les écrans, la violence ne se manifeste pas par des mots postés sur une vidéo ou une photo, mais par une frénésie et une rage incontrôlée qui possède celui qui regarde son écran. Quand Black Mirror rencontre The Walking Dead, ça fait des dégâts, et cela donne une superbe histoire, simple et efficace.

Effectivement, DCeased est un peu une adaptation de The Walking Dead à la sauce DC. On y retrouve nos héros, méchants et humains face à l’inimaginable: une épidémie « zombie ». Face à l’horreur, la survie devient le maître mot, et la Justice League fait tout pour sauver ceux qui peuvent encore l’être, tout en protégeant leurs êtres chers. Mais ils n’hésitent pas à se sacrifier pour sauver des innocents, ou arrêter des amis devenus ennemis. L’apocalypse force héros et méchants à travailler ensemble, afin de permettre à l’humanité de survivre. Chacun cherche refuge où il peut, des havres d’une paix « relative » se créent a quelques endroits, des espoirs entrainent des tragédies. Quoiqu’il en soit, rien ne sera jamais plus pareil…

En somme, DCeased est notre coup de cœur du mois car c’est une histoire qui fait ressortir non pas le côté héroïque et surpuissant de nos personnages préférés, mais met en avant leur humanité, au travers d’une histoire simple, passionnante et pleine de rebondissements. D’ailleurs, il est à noter que plusieurs spin-offs ont été créés pour cette série, et le premier est sorti il y a peu en France : DCeased : Unkillables. Une autre équipe improbable, d’autres missions et buts, mais toujours la même histoire passionnante. Alors si vous n’avez pas encore lu Dceased, foncez !

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