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KNOW YOUR CLASSICS: Guardians of the Galaxy par Jim Valentino

Connaissez vos classiques !

Aujourd’hui, Know Your Classics est de retour et s’attaque à un autre classique ! Si vous connaissez sans doute l’équipe actuelle et ses films, connaissez-vous le comics originel de Guardians of the Galaxy ?


Guardians of the Galaxy : de quoi parle-t-on ?


Le nom de Guardians of the Galaxy fut porté par plusieurs comics à travers le temps et ceux-ci tiennent pour origine l’équipe de super-héros du même nom publiée chez Marvel Comics. Celle-ci est initialement créée en 1969 dans les pages de l’anthologie Marvel Super-Heroes avant d’apparaitre dans de multiples autres séries telles que Marvel Two-in-One, Marvel Presents, Defenders et Avengers avant d’enfin obtenir leur première série en 1990.

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Cette toute première série Guardians of the Galaxy a été publiée jusqu’en 1995 pour un total de 62 numéros, dont les 6 premiers furent d’abord réédités dans un tome broché en 1992. Les 29 premiers numéros furent par la suite réédités en 3 tomes brochés en 2014 et 2015 avant d’être collectés en un tome omnibus en 2017. En version française, la série est collectée dans Les Gardiens de la Galaxie : l’intégrale à travers les tomes 3 à 8, soit 6 tomes reliés publiés entre 2017 et 2023.

L’histoire suit ainsi l’équipe originelle des Guardians of the Galaxy, qui évoluent non seulement dans un futur lointain, le XXXIe siècle, mais aussi dans un univers alternatif, la Terre-691. L’équipe se compose alors de Yondu, le dernier survivant de son espèce issue de la constellation du Centaure, des guerriers spirituels pouvant contrôler leurs flèches à l’aide d’ondes sonores ; Vance Astro, un mutant terrien du XXe siècle ayant été envoyé dans l’espace ; Martinex, un habitant de la planète Pluton qui possède une peau réfléchissante et un pouvoir de thermogenèse ; Charlie-27, un humain de la milice spatiale génétiquement modifié pour survivre aux conditions de Jupiter ; Nikki, une alien de Mercure bénéficiant de pouvoirs tels que la pyrokinésie ; Stakar Ogord alias Starkhawk, un habitant de la planète Arcturus bénéficiant de pouvoirs incommensurables offerts par le Dieu-Aigle ; et Aleta Ogord, la soeur adoptive puis compagne de Starhawk qui se retrouve fusionné avec celui-ci, partageant le même corps en alternance.

La première aventure de l’équipe dans les pages de leur propre série les verra partir à la conquête d’un objet mystique du passé, qui s’avère être le bouclier de Captain America et deviendra l’arme de prédilection de Vance Astro, qui se renomme alors Major Victory. L’équipe, qui décide de protéger l’espace de multiples ennemis, affrontera ainsi des équipes de super-vilains cosmiques tels que les Stark menés par Taserface. Des liens avec le XXe siècle et l’univers 616 seront régulièrement faits dans Guardians of the Galaxy, tels que des callbacks vers leurs premières apparitions durant les deux décennies précédentes.


Le créateur derrière Guardians of the Galaxy


Si l’équipe des Guardians of the Galaxy en tant que telle fut créée en 1969 par Roy Thomas, Arnold Drake et Gene Colan, la première série Guardians of the Galaxy fut quant à elle conçue par Jim Valentino, qui a écrit et dessiné les 29 premiers numéros de la série. Cette dernière sera ensuite reprise par Craig Gallagher (scénario) et Kevin West (dessin), qui travailleront sur la série jusqu’à la fin de sa publication. C’est toutefois le run de Valentino qui aura eu le plus de succès, comme en atteste les rééditions en version originale, qui n’ont jamais inclus que les 29 premiers numéros.

Jim Valentino commença à travailler dans l’industrie du comics à la fin des années 1970, alors qu’il n’avait que 18 ans, créant alors des petites histoires autobiographiques telles que la mini-série normalman publiée chez Aardvark-Vanaheim. Celle-ci fut suivie par la série Valentino chez Renegade Press jusqu’au milieu des années 1980 mais c’est seulement à la fin de cette décennie que l’auteur-dessinateur mettra un pied chez un éditeur majeur de comics : Marvel Comics.

Valentino écrivait alors des numéros par-ci par-là sur les publications Marvel, comme Silver Surfer ou l’anthologie What if…? avant de proposer son idée de relancer les Guardians of the Galaxy. Son idée fut soutenue par l’éditeur-en-chef de l’époque, Tom DeFalco, et la première série Guardians of the Galaxy vit ainsi le jour, occupant Valentino au scénario et au dessin pendant plus de deux ans et demi.

Attiré par le projet des artistes Todd McFarlane, Erik Larsen, Jim Lee, Rob Liefeld et Marc Silvestri, il fonde en 1992 avec ceux-ci le nouvel éditeur de comics, Image Comics, qui deviendra la plus grosse maison d’édition de comics indépendants. En tant qu’un des premiers titres d’Image, Valentino y a écrit et dessiné la série ShadowHawk, qui contribuera au succès d’Image.

De 1999 à 2003, Valentino fut l’éditeur-en-chef d’Image Comics, souvent crédité comme la personne qui aida Image à se diversifier et investir dans des oeuvres indépendantes d’autres auteurs à potentiel, comme la série The Waking Dead de Robert Kirkman. Après 2003, Valentino s’est ensuite à nouveau concentré sur ses propres créations sous les labels Shadowline et Silverline et est aujourd’hui vice-président d’Image Comics et membre du conseil d’administration de l’organisme de charité The Hero Initiative.


Quel impact a eu Guardians of the Galaxy ?


Au-delà d’avoir re-popularisé les héros éponymes – tout de même créés 20 ans plus tôt – Guardians of the Galaxy est une série de comics qui allait à contre-courant de ce qui se faisait à l’époque de son lancement. Alors qu’on était dans une époque où le monde des comics devenait ultra-sérieux, sombre et violent, à l’image de comics comme Batman: Year One et The Dark Knight Returns chez DC Comics, ou Daredevil: Born Again ou Spider-Man: Torment (déjà abordé plus tôt dans cette même chronique) chez Marvel, Guardians of the Galaxy avait vocation à être bourré d’action mais fun avant tout. Situations cocasses, vannes en plein combat, super-vilains se ridiculisant : le but premier était que le lecteur soit diverti. Cette méthode, qui était aussi celle choisie par d’autres comics abordés dans Know Your Classics, New Warriors et Excalibur, fut quelque chose qui a merveilleusement marché.

La série Guardians of the Galaxy a tellement bien marché qu’elle dura plus de 5 ans et eut une mini-série spin-off, Galactic Guardians, en 1994. Cependant, si les héros revinrent pour quelques apparitions dans une deuxième série et en vedette d’une série Guardians 3000, ce qui est intéressant à remarquer est que le concept des Guardians of the Galaxy a davantage perduré que ses membres originaux.

En effet, lorsqu’une deuxième série Guardians of the Galaxy est lancée en 2008 par Dan Abnett et Andy Lanning, 13 ans après la fin de la série originelle, Marvel décident de partir sur un groupe de tout nouveaux personnages. La série prend alors le concept de la première équipe, avec des anti-héros, des combats dans l’espace, un lien intrinsèque avec la terre et beaucoup d’humour, pour créer une nouvelle équipe originale composée de vieux personnages revisités et oubliés du grand public : Star-Lord, Gamora, Drax, Rocket, Groot, …

Surfant sur le concept de la série originelle en la modernisant par la même occasion, c’est cette deuxième équipe de Guardians of the Galaxy qui connaitra un énorme succès, au point d’être adaptée dans trois longs-métrages au sein du Marvel Cinematic Universe. Si ce comics de 1990 n’avait pas existé, nous n’aurions donc peut-être pas pu avoir ces films et ses personnages attachants. Leur réalisateur James Gunn n’aurait peut-être pas eu le succès qu’il connait aujourd’hui, au point de rebooter l’univers DC…

Mais surtout, en-dehors du cinéma, n’oublions pas que c’est bien le run initial de Jim Valentino qui a eu le plus de succès dans toute la série. Celui-ci a été renvoyé de la série lorsqu’il a fondé Image Comics, mais c’est grâce à Guardians of the Galaxy qu’il s’est fait connaitre, au point de pouvoir fonder une nouvelle maison d’édition. A l’instar de Spider-Man: Torment pour Todd McFarlane, s’il n’y avait pas eu Guardians of the Galaxy, il n’y aurait peut-être jamais eu Image Comics, il n’y aurait peut-être jamais eu les séries que Valentino a lancé en tant qu’éditeur-en-chef, comme les hits de Robert Kirkman The Walking Dead et Invincible… Parfois, on ne soupçonne pas l’importance d’une oeuvre…


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